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Géopolitique

Prix des carburants : “Une fois de plus, le monde est furieux”

Courrier International · mis à jour il y a 4 j

La France n’est pas la seule à connaître des actions contre la hausse des prix des carburants, poussée par la récente prise de contrôle du détroit de Bab El-Mandeb par les rebelles houthistes. Partout dans le monde, en particulier en Asie, la colère grossit.

Crise mondiale des carburants

En septembre 2026, une crise majeure des prix des carburants secoue le monde, provoquant des manifestations dans plusieurs pays. Cette flambée des prix est directement liée à la prise de contrôle du détroit de Bab El-Mandeb par les rebelles houthistes, un groupe armé soutenu par l'Iran. Ce détroit, situé entre la mer Rouge et le golfe d'Aden, est une route maritime stratégique pour le transport du pétrole. Les houthistes menacent désormais la circulation des navires, ce qui perturbe les exportations d'hydrocarbures vers l'Asie, l'Europe et l'Amérique du Nord. Le cours du baril de brent (référence mondiale du prix du pétrole) a ainsi atteint 109 dollars, un niveau élevé qui impacte directement les prix à la pompe pour les consommateurs.

Manifestations dans le monde

Les tensions se traduisent par des mouvements de protestation dans de nombreux pays. Au Guatemala, des policiers antiémeute sont déployés contre des manifestants qui ont incendié des véhicules. Au Portugal, des automobilistes bloquent la circulation en roulant au ralenti et en klaxonnant pour exprimer leur mécontentement. En Indonésie, à Makassar, les deux-roues abandonnent les stations-service faute de carburant disponible. Aux Philippines, les pêcheurs restent à quai en raison d'une grève des transports, paralysant les activités économiques. En Syrie, des habitants brûlent des pneus après l'annonce d'une hausse temporaire des prix des carburants pouvant atteindre 40 %. Ces protestations reflètent une colère généralisée face à l'inflation et à la baisse du pouvoir d'achat.

Guerre et tensions géopolitiques

La crise actuelle est étroitement liée à la guerre israélo-américaine contre l'Iran, déclenchée en février 2026. Cette guerre a déjà provoqué la fermeture du détroit d'Ormuz, une autre route maritime cruciale pour le transport du pétrole. Aujourd'hui, la prise de contrôle de Bab El-Mandeb par les houthistes ajoute une nouvelle pression sur les approvisionnements mondiaux. L'Asie, très dépendante des importations de pétrole, est particulièrement touchée. Les économies locales subissent des pénuries, des files d'attente interminables aux stations-service, et des grèves dans les secteurs des transports et de l'industrie. Les gouvernements doivent désormais faire face à un dilemme : soit répercuter la hausse des prix sur les consommateurs, aggravant l'inflation, soit subventionner les carburants, ce qui creuse la dette publique et menace la stabilité des monnaies nationales.

Ce que ça pourrait changer

Face à cette crise, les États se retrouvent dans une situation complexe. D'un côté, laisser les prix augmenter alourdit le budget des ménages et alimenterait l'inflation, déjà élevée dans de nombreux pays. De l'autre, maintenir des prix bas grâce à des subventions coûte cher et pourrait déséquilibrer les finances publiques. Par exemple, en *Syrie*, le gouvernement a annoncé une hausse temporaire des prix des carburants pouvant atteindre 40 %, provoquant des émeutes. En *Asie*, les économies locales sont fragilisées par la hausse des coûts de production et la baisse des revenus des travailleurs. Les gouvernements doivent donc arbitrer entre stabilité sociale et viabilité économique, un équilibre difficile à trouver dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes.

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