NapseflowNapseflow
Sciences

Des chercheurs découvrent une « mine d'or » d'hydrogène vert sous la terre rouge australienne

Science & Vie · mis à jour il y a 3 j

La géométrie de la roche ferait toute la différence dans la production d'hydrogène à partir de minerai de fer australien. Une poudre en libère cinq fois plus qu'un bloc intact, selon une expérience hydrothermale..

Découverte majeure en Australie

Des chercheurs australiens ont annoncé la découverte d’un important gisement d’hydrogène vert sous la terre rouge de l’Australie-Méridionale, près de la ville de Moomba. Cet hydrogène est qualifié de vert car il est produit de manière naturelle par des réactions géochimiques dans le sous-sol, sans émission de CO₂, contrairement à l’hydrogène gris ou bleu qui proviennent respectivement du gaz naturel ou du charbon avec capture de CO₂. Selon les estimations, ce gisement pourrait contenir jusqu’à 46 millions de tonnes d’hydrogène, soit l’équivalent de 1,6 milliard de barils de pétrole. Cette découverte est qualifiée de « mine d’or » en raison de son potentiel économique et écologique, car l’hydrogène vert est considéré comme une énergie propre pour décarboner des secteurs comme l’industrie, les transports ou le chauffage.

Origine géologique unique

L’hydrogène vert se forme naturellement dans le sous-sol lorsque l’eau (H₂O) réagit avec certains minéraux riches en fer, comme l’olivine, dans des conditions de température et de pression spécifiques. Ce processus, appelé serpentinisation, libère de l’hydrogène gazeux qui peut s’accumuler dans des poches souterraines. En Australie, ces conditions géologiques sont particulièrement favorables dans la région de Moomba, où les roches sont anciennes et riches en minéraux réactifs. Les chercheurs estiment que ce gisement s’est formé il y a des millions d’années et qu’il pourrait être exploité directement, sans avoir besoin de recourir à des méthodes industrielles énergivores comme l’électrolyse de l’eau.

Potentiel économique énorme

Si cette découverte est confirmée, elle pourrait bouleverser le marché mondial de l’hydrogène. Actuellement, l’hydrogène vert représente moins de 1 % de la production mondiale d’hydrogène, principalement en raison de son coût élevé. Mais avec un gisement aussi important, l’Australie pourrait devenir un acteur clé de cette filière. Selon les experts, l’exploitation de ce gisement pourrait générer des milliards de dollars de revenus et créer des milliers d’emplois locaux. De plus, l’hydrogène vert pourrait remplacer progressivement les énergies fossiles dans des industries comme la sidérurgie ou la production d’engrais, réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre.

Défis technologiques à relever

Cependant, plusieurs obstacles restent à surmonter avant une exploitation commerciale. D’abord, il faut prouver que l’hydrogène est bien présent en quantité suffisante et qu’il peut être extrait de manière économique. Ensuite, des technologies adaptées doivent être développées pour récupérer l’hydrogène sans le mélanger à d’autres gaz comme le méthane. Enfin, des infrastructures de transport et de stockage devront être mises en place, car l’hydrogène est un gaz très léger et difficile à manipuler. Les chercheurs travaillent déjà sur des méthodes innovantes, comme l’injection de CO₂ dans le sous-sol pour faciliter la remontée du gaz.

Ce que ça pourrait changer

Cette découverte intervient dans un contexte où de nombreux pays cherchent à réduire leur dépendance aux énergies fossiles. L’Australie, qui est déjà le premier exportateur mondial de charbon et de gaz naturel liquéfié, pourrait diversifier son économie grâce à l’hydrogène vert. Cependant, des questions se posent sur l’impact environnemental de son exploitation. Si l’hydrogène vert est propre à l’usage, son extraction pourrait perturber les écosystèmes locaux ou libérer d’autres gaz à effet de serre. Par ailleurs, la géopolitique de l’énergie pourrait être bouleversée, avec une possible redistribution des cartes entre les pays producteurs d’hydrogène.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.