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Ottawa donne 5 jours à Stelco pour présenter un plan de sauvetage

ICI Radio-Canada · mis à jour 6 oct.

La ministre Mélanie Joly menace de poursuite la compagnie américaine propriétaire de l'aciérie Stelco..

Urgence pour Stelco

La ministre canadienne de l'Industrie, Mélanie Joly, a donné un ultimatum de cinq jours ouvrables à la compagnie américaine Cleveland-Cliffs, propriétaire de l'aciérie Stelco située à Hamilton en Ontario. Cette décision fait suite à l'annonce récente de Stelco prévoyant le licenciement de 500 travailleurs, soit environ 20 % de ses effectifs. La ministre exige que Cleveland-Cliffs présente un plan concret pour préserver les emplois, sous peine de poursuites judiciaires. Cet ultimatum expire le 5 octobre 2026. L'objectif est de faire respecter les engagements pris par Cleveland-Cliffs lors de l'acquisition de Stelco en 2024, notamment le maintien des niveaux d'emplois syndiqués.

Contexte des licenciements

Les licenciements annoncés par Stelco sont directement liés aux tarifs douaniers imposés par les États-Unis sur l'acier, une mesure soutenue par le PDG de Cleveland-Cliffs, Lourenço Gonçalves. Ce dernier a déclaré que, sans ces tarifs, l'acquisition de Stelco en 2024 n'aurait pas eu lieu, évoquant un contexte de guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis. Cependant, la ministre Joly rejette cet argument, affirmant que les engagements pris par Cleveland-Cliffs en vertu de la Loi sur Investissement Canada restent valables, indépendamment des fluctuations du commerce international. La Loi sur Investissement Canada est une législation fédérale qui encadre les investissements étrangers au Canada pour protéger les intérêts économiques nationaux.

Menaces légales de Ottawa

En cas de non-respect des engagements, le gouvernement canadien dispose de plusieurs recours juridiques. La ministre Joly a précisé que des mesures correctives pourraient être mises en œuvre, allant jusqu'à des poursuites devant la Cour supérieure pour exiger le respect des engagements, la cession des actifs concernés ou l'application de sanctions pécuniaires. Ces sanctions correspondent à des amendes financières imposées en cas de manquement à une obligation légale. La ministre a exprimé l'espoir que de telles mesures ne soient pas nécessaires, mais a souligné que le gouvernement est prêt à agir pour protéger les emplois et les intérêts économiques du Canada.

Ce que ça pourrait changer

Stelco n'a pas encore sollicité l'aide des programmes gouvernementaux disponibles pour atténuer l'impact des licenciements. Un expert cité dans l'article souligne la nécessité de *diversifier les marchés* pour Stelco, afin de réduire sa dépendance aux échanges commerciaux avec les États-Unis. La situation met en lumière les tensions entre les politiques commerciales américaines et les engagements des investisseurs étrangers au Canada. Les 500 emplois menacés représentent une part significative de l'activité économique locale à Hamilton, une ville ontarienne où l'industrie sidérurgique joue un rôle historique et stratégique.

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