Maisons fissurées : 20 millions de Français risquent de voir leur logement s’effondrer à cause du retrait gonflement des argiles
Un phénomène très inquiétant pour les personnes concernées..
En France, près de 20 millions de personnes, soit environ 3 habitants sur 10, vivent dans un logement exposé au phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA). Ce risque, qui s’aggrave avec le temps, pourrait entraîner des fissures dans les murs des maisons, voire leur effondrement. Depuis juillet 2026, 55 % du territoire français est classé en zone à risque, contre 48 % six ans plus tôt. Cela représente 1,7 million de logements supplémentaires concernés par ce problème. Le RGA est un phénomène naturel lié aux propriétés des sols argileux, qui se contractent en période de sécheresse et gonflent lors des pluies, provoquant des mouvements du sol et fragilisant les fondations des bâtiments.
Le retrait-gonflement des argiles (RGA) est un processus cyclique qui dépend des conditions météorologiques. Les sols argileux, présents dans de nombreuses régions françaises, absorbent l’eau lors des saisons pluvieuses (automne, hiver), ce qui les fait gonfler. En revanche, lors des périodes sèches et chaudes (été), ces mêmes sols perdent leur humidité et se contractent. Ces variations de volume provoquent des mouvements du sol, qui peuvent déstabiliser les fondations des maisons. Avec le temps, ces mouvements entraînent l’apparition de fissures sur les façades, les murs ou les planchers, compromettant la stabilité du bâtiment. Ce phénomène est particulièrement marqué dans les régions où les argiles sont abondantes et où les variations climatiques sont importantes.
Trente-huit communes françaises sont particulièrement exposées au risque de RGA, avec plus de 90 % de leur territoire classé en niveau 3, le plus élevé. Ces communes se concentrent principalement en Haute-Garonne et dans les départements voisins, ainsi que sur la Côte d’Azur. Parmi elles, on trouve des villes comme Auch, Balma, Castelginest ou Les Ulis, où près de 100 % du territoire est concerné. Ces zones regroupent plus de 515 000 habitants. La liste complète de ces communes est disponible dans l’article, et elles représentent un enjeu majeur pour les propriétaires et les professionnels de l’immobilier, qui doivent surveiller l’état de leurs bâtiments et prévoir des travaux de renforcement si nécessaire.
Le phénomène de RGA est considéré comme une bombe à retardement par les experts, car les fissures peuvent s’aggraver avec le temps et menacer la stabilité des logements. En 2021, France Assureurs, une fédération regroupant 247 sociétés du secteur de l’assurance, avait alerté sur ce risque dans un rapport. L’organisation souligne que le péril sécheresse concerne surtout les maisons individuelles et est lié à l’insuffisance de précipitations couplée à des températures élevées. Les dommages causés par le RGA peuvent entraîner des coûts de réparation élevés pour les propriétaires, voire une perte de valeur du bien immobilier. Les autorités et les assureurs recommandent donc une vigilance accrue, notamment dans les zones les plus exposées.
Le risque de RGA s’étend en France, avec une augmentation significative des zones concernées. Entre 2020 et 2026, la carte officielle du risque est passée de 48 % à 55 % du territoire, soit une progression de 1,7 million de logements supplémentaires en zone à risque. Cette tendance s’explique par les changements climatiques, qui favorisent des périodes de sécheresse plus longues et plus intenses. Les experts estiment que ce phénomène pourrait s’aggraver dans les années à venir, en raison de l’augmentation des températures et de la diminution des précipitations. Les propriétaires et les collectivités locales sont donc invités à anticiper ces risques et à adapter leurs constructions et leurs infrastructures pour limiter les impacts du RGA.

