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Généraliste

Nucléaire : le pouvoir iranien doit être « renversé », selon Nétanyahou

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 14 j

Le premier ministre israélien a fait cette déclaration à quelques jours des législatives du 27 octobre..

Menace nucléaire iranienne

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, accuse l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire, une menace qu'il juge sérieuse et persistante. Selon lui, le régime iranien, dirigé par le guide suprême Mojtaba Khamenei, cherche à développer des bombes atomiques malgré les sanctions internationales. Nétanyahou fait référence à une déclaration de son père, l'ancien guide suprême Ali Khamenei, tué en 1989, pour illustrer une continuité dans la politique iranienne jugée agressive. L'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), l'organisme de l'ONU chargé de surveiller les programmes nucléaires, a déjà renvoyé l'Iran devant le Conseil de sécurité pour non-respect de ses engagements. Cette situation crée une tension majeure dans la région, où Israël se considère directement menacé.

Stratégie israélienne

Face à cette menace, Nétanyahou a ordonné à l'armée israélienne, au Mossad (les services de renseignement extérieurs israéliens) et aux autres services de sécurité de préparer des mesures pour « renverser » le régime iranien. Il affirme que cette solution est la seule permettant d'éliminer définitivement la menace nucléaire iranienne. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a quant à lui menacé l'Iran en déclarant que si ce pays attaquait Israël, il subirait des représailles massives, résumées par la phrase « l'Iran brûlera ». Ces déclarations interviennent dans un contexte de durcissement des tensions entre les deux pays, avec des frappes militaires et des échanges de menaces réciproques.

Contexte électoral et diplomatique

Les propos de Nétanyahou surviennent à quelques jours des élections législatives israéliennes prévues le 27 octobre 2024. Le Premier ministre cherche à mobiliser son électorat en se positionnant comme le garant de la sécurité d'Israël face à l'Iran. Il a également évoqué une collaboration avec les États-Unis, notamment avec le président Donald Trump, qu'il remercie pour son soutien. Cependant, Trump a récemment bloqué une opération militaire israélienne contre l'Iran, craignant que cela n'entraîne une hausse du prix du pétrole et une impopularité aux États-Unis avant les élections de mi-mandat du 3 novembre 2024. Cette divergence illustre les tensions entre alliés sur la stratégie à adopter face à Téhéran.

Ce que ça pourrait changer

L'Iran, représenté par son président lors de l'ONU, se présente comme une victime du « terrorisme » américain, rejetant les accusations israéliennes et américaines. Le pays affirme que ses activités nucléaires sont pacifiques et destinées à des usages civils, malgré les soupçons internationaux. Parallèlement, les États-Unis et Israël ont déjà mené des actions militaires contre l'Iran en février 2024, mais cette stratégie divise : certains y voient une solution pour contenir la menace, tandis que d'autres craignent une escalade incontrôlable. La communauté internationale, via l'AIEA et le Conseil de sécurité de l'ONU, tente de trouver une issue diplomatique, mais les positions restent très éloignées.

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