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Géopolitique

Quels pays européens pourraient être pris pour cible par l’Iran ?

Le Grand Continent · mis à jour il y a 10 j

L’arsenal de drones iraniens constitue une menace pour les bases utilisées par l’armée américaine en Europe. L’article Quels pays européens pourraient être pris pour cible par l’Iran ? est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Menace des drones iraniens

L’Iran possède un arsenal de drones capables d’atteindre des bases militaires américaines en Europe. Ces engins, comme les drones Shahed, ont une autonomie de vol comprise entre 2 000 et 2 500 kilomètres, ce qui leur permettrait théoriquement de toucher des pays comme la Bulgarie, la Grèce ou la Roumanie. Leur faible altitude et leur petite taille les rendent difficiles à détecter par les radars, contrairement aux missiles classiques. Cependant, leur efficacité réelle reste incertaine, notamment en raison des défenses aériennes de l’OTAN. Par exemple, depuis le début du conflit, quatre missiles balistiques iraniens ont été interceptés au-dessus de l’espace aérien turc, et ce en moins de dix minutes après leur détection. Ces drones pourraient être utilisés pour des attaques coordonnées, comme l’a montré la campagne ukrainienne contre des sites énergétiques russes, mais l’Iran ne dispose pas encore de preuves claires de sa capacité à mener de telles opérations à longue distance.

Missiles à longue portée

L’Iran dispose de plusieurs systèmes de missiles capables d’atteindre l’Europe, notamment les missiles Sejjil, Khorramshahr et le missile de croisière Sumar. Ces missiles ont une portée suffisante pour toucher des cibles situées à plusieurs milliers de kilomètres de l’Iran. Par exemple, le sud-est de l’Europe serait particulièrement exposé en raison de cette capacité. La Bulgarie est identifiée comme le pays le plus vulnérable, car elle abrite la base aérienne de Bezmer, utilisée par l’armée américaine pour ses avions ravitailleurs. D’autres pays comme la Grèce, la Roumanie, la Macédoine du Nord et l’Albanie, ainsi que le camp Bondsteel au Kosovo, sont également dans la ligne de mire. Cependant, malgré cette capacité théorique, les défenses de l’OTAN, comme celles de la Turquie, ont déjà intercepté plusieurs missiles iraniens, limitant ainsi leur efficacité réelle.

Pays européens exposés

Plusieurs pays européens sont considérés comme des cibles potentielles en cas d’escalade du conflit avec l’Iran. La Bulgarie est en première ligne en raison de sa base aérienne de Bezmer, stratégique pour les opérations américaines. La Grèce, la Roumanie, la Macédoine du Nord et l’Albanie sont également concernées, tout comme le camp Bondsteel au Kosovo, une base militaire américaine de l’OTAN. Le Royaume-Uni a également été mis en garde par les Gardiens de la révolution islamique, qui ont déclaré que toute base militaire britannique utilisée par les États-Unis deviendrait une «cible légitime». En mars 2026, la base RAF Akrotiri à Chypre, bien que souveraine britannique et non membre de l’OTAN, a déjà été visée par des tirs de drones lancés depuis le Liban par le Hezbollah. Ces exemples illustrent la vulnérabilité de certains pays européens face à une éventuelle riposte iranienne.

Ce que ça pourrait changer

L’OTAN a réagi fermement à la menace iranienne. Le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, a réaffirmé le 20 août 2026, lors d’un appel avec le Premier ministre bulgare Rumen Radev, que toute attaque contre un membre de l’OTAN serait considérée comme une attaque contre l’ensemble de l’alliance, conformément à l’**article 5** du traité de l’Atlantique Nord. Cette clause stipule qu’une attaque contre un pays membre engage la défense collective de tous les membres. Rutte a également confirmé la disponibilité des forces et des capacités de défense de l’OTAN dans la région pour intercepter d’éventuels projectiles. Ces déclarations visent à dissuader l’Iran et à renforcer la protection des pays européens membres de l’alliance, notamment ceux situés dans le sud-est du continent.

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