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Géopolitique

La SDJ de “Courrier international” dénonce les menaces de mort contre “Mediapart”

Courrier International · mis à jour 2 oct.

La liberté de la presse ne se négocie pas. La société des journalistes de “Courrier international” s’associe à plus d’une trentaine de médias pour soutenir les auteurs d’une enquête embarrassante sur Jordan Bardella et le Rassemblement national.

Menaces contre Mediapart

Le 2 octobre 2026, la Société des journalistes (SDJ) de Courrier international a publié un communiqué pour dénoncer publiquement des menaces de mort adressées au média d’investigation Mediapart. Ces menaces font suite à la publication d’une enquête jugée embarrassante par Marine Le Pen, candidate à la présidence de la République française pour le Rassemblement national (RN), et son parti. La SDJ souligne que ces intimidations visent à dissuader les journalistes de mener leurs investigations, une pratique incompatible avec les principes démocratiques. Les menaces incluent une suggestion de porter un gilet pare-balles (Kevlar), une métaphore utilisée par Marine Le Pen pour inciter Mediapart à se protéger physiquement, ce qui est interprété comme une incitation à la violence.

Soutien de 30 médias

La SDJ de Courrier international s’est associée à plus de trente autres médias français pour condamner ces menaces. Parmi les signataires figurent des titres majeurs comme Le Monde, Libération, Le Figaro, L’Humanité, BFMTV, Franceinfo, Arte, ainsi que des rédactions de chaînes publiques et privées. Cette mobilisation collective souligne l’importance de la liberté de la presse en France, un droit protégé par la Convention européenne des droits de l’homme et le droit international. Les médias rappellent que les journalistes, quels que soient leurs médias ou leurs orientations éditoriales, ont pour mission de publier des enquêtes fondées sur des preuves, dans le respect des règles déontologiques, sans subir de pressions ou de violences.

Contexte politique tendu

Ces menaces surviennent dans un contexte politique marqué par la montée de l’extrême droite en France, avec Marine Le Pen comme figure centrale du RN. Le parti est régulièrement critiqué pour ses attaques contre les médias, perçus comme des contre-pouvoirs essentiels à la démocratie. La SDJ et les médias signataires estiment que ces intimidations rappellent les méthodes des régimes autoritaires, où les journalistes sont souvent ciblés pour museler l’information. Ils rappellent que la liberté de la presse est un pilier de la démocratie, garantissant à chaque citoyen l’accès à une information pluraliste et vérifiée.

Ce que ça pourrait changer

Dans leur communiqué, les journalistes et médias signataires appellent les responsables politiques à respecter le rôle des médias et à cesser toute forme d’intimidation. Ils soulignent que les attaques verbales ou physiques contre les journalistes, qu’elles émanent de personnalités politiques ou de groupes extrémistes, menacent directement le droit à l’information des citoyens. La SDJ et ses partenaires rappellent que les journalistes ne doivent pas être des cibles pour avoir exercé leur métier, et que la violence, sous quelque forme que ce soit, est inacceptable dans une société démocratique. Ils invitent également le public à soutenir les médias indépendants face à ces pressions.

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