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Généraliste

Jared Kushner doit rencontrer Nétanyahou lundi, après avoir parlé au Hamas

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 13 j

L'émissaire américain est au Moyen-Orient pour tenter de faire avancer le plan de paix américain à Gaza..

Plan de paix américain

Le plan de paix américain pour Gaza est une proposition élaborée par l'administration du président Donald Trump, dirigée par son gendre Jared Kushner, émissaire spécial chargé des négociations. Ce plan vise à mettre fin au conflit entre Israël et le Hamas, mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007. La première étape du plan a été rejetée par le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, qui exige un désarmement complet du Hamas avant toute discussion. La feuille de route actuelle, acceptée par le Hamas fin juillet 2025, prévoit notamment le désarmement du mouvement, le retrait israélien de Gaza et la dissolution de son administration civile. Le Hamas a accepté de transférer ses responsabilités à un organe de transition, le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), composé de technocrates palestiniens. Ce plan s'inscrit dans le cadre d'un Conseil de Paix créé par Trump pour superviser sa mise en œuvre, avec des médiateurs comme l'Égypte, le Qatar et la Turquie.

Rencontres diplomatiques

Pour faire avancer ce plan, Jared Kushner a mené une série de rencontres diplomatiques en Égypte les 16 et 17 août 2026. Il a d'abord discuté avec des dirigeants du Hamas, mouvement classé comme organisation terroriste par les États-Unis et Israël, marquant une rupture avec la politique américaine traditionnelle qui refusait tout contact avec ce groupe. Kushner a insisté sur trois exigences clés : le désarmement vérifiable du Hamas, l'absence de tout rôle futur pour le mouvement dans la gouvernance de Gaza, et la fin des attaques contre Israël. Il a également rencontré des responsables égyptiens, dont le président Abdel Fattah al-Sissi, ainsi que des médiateurs du Conseil de Paix, un organe créé par Trump pour gérer le processus de paix. Le Hamas a appelé les médiateurs à contraindre Israël à approuver la feuille de route et à établir un calendrier pour sa mise en œuvre.

Réactions et tensions

Les réactions à ce plan sont contrastées. Le Hamas a accepté la feuille de route américaine et annoncé en juillet 2025 la dissolution de son administration civile à Gaza, transférant ses responsabilités au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG). Cependant, Israël, représenté par Benyamin Nétanyahou, rejette ce plan, exigeant un désarmement effectif du Hamas avant toute négociation. Cette position a provoqué une condamnation de huit pays musulmans, dont l'Égypte, le Qatar et la Turquie, qui estiment que le rejet israélien compromet les efforts de paix. Sur le terrain, les tensions persistent : depuis le début de la trêve en octobre 2025, au moins 1 262 Palestiniens ont été tués à Gaza selon le ministère de la Santé du territoire, tandis qu'Israël a recensé 5 soldats et 1 civil tués dans la même période. Des frappes israéliennes ont blessé plusieurs personnes dimanche 17 août 2026 près de Nousseirat et Khan Younès, dans le centre et le sud de Gaza.

Ce que ça pourrait changer

Le conflit à Gaza s'inscrit dans un contexte historique de tensions entre Israël et les groupes palestiniens, notamment le Hamas, qui a revendiqué l'attaque du **7 octobre 2023** en territoire israélien, déclenchant une guerre meurtrière dans l'enclave. Depuis deux ans, la bande de Gaza, déjà dévastée par des années de blocus et de conflits, subit les conséquences de cette guerre, avec des infrastructures détruites et une population en grande précarité. La trêve en vigueur depuis octobre 2025 reste fragile, avec des violations signalées des deux côtés. Le plan de paix américain tente de proposer une issue politique, mais son succès dépendra de la capacité des parties à accepter des compromis, notamment sur le désarmement du Hamas et le retrait israélien. Les médiateurs internationaux, comme l'Égypte et le Qatar, jouent un rôle clé dans les négociations, tandis que la communauté internationale observe avec attention l'évolution de la situation.

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