Pour contrer l'utilisation de l'IA, ce pays européen oblige les élèves à passer à l'oral et surveille leurs écrans
Le Danemark encadre en urgence l'utilisation de l'IA dans ses lycées. Les élèves devront défendre à l'oral les devoirs rédigés chez eux, et les établissements surveilleront leurs écrans pendant les épreuves écrites..
Dans un pays européen non précisé, les élèves font face à un défi croissant : l'utilisation croissante de l'intelligence artificielle (IA) pour rédiger des travaux scolaires. L'IA désigne ici des outils numériques capables de générer des textes, des analyses ou des réponses à partir de données, comme des modèles de langage avancés. Ces outils, accessibles via internet, permettent aux élèves de contourner les efforts traditionnels de réflexion ou de recherche. Face à cette tendance, les autorités éducatives locales ont décidé de mettre en place des mesures strictes pour limiter cette pratique et préserver l'apprentissage authentique des élèves.
Pour lutter contre la triche via l'IA, les examens écrits classiques sont progressivement remplacés par des évaluations orales. Cette méthode oblige les élèves à s'exprimer directement, sans pouvoir recourir à des outils numériques pour rédiger leurs réponses. Les examens oraux permettent aux enseignants d'évaluer non seulement les connaissances, mais aussi la capacité des élèves à structurer leur pensée, à argumenter et à s'exprimer clairement. Cette approche vise à garantir que les compétences acquises par les élèves sont bien le fruit de leur propre travail et de leur compréhension, et non d'une machine.
En complément des examens oraux, les autorités éducatives ont instauré une surveillance accrue des écrans pendant les épreuves. Cette mesure consiste à utiliser des logiciels de contrôle à distance pour vérifier que les élèves n'utilisent pas d'outils d'IA ou ne consultent pas des ressources en ligne non autorisées. Les écrans sont surveillés en temps réel par des enseignants ou des systèmes automatisés, qui peuvent détecter des comportements suspects, comme des recherches suspectes ou l'utilisation de logiciels de génération de texte. Cette surveillance s'applique aussi bien aux ordinateurs qu'aux tablettes ou smartphones utilisés pendant les examens.
Les nouvelles règles éducatives visent plusieurs objectifs principaux. D'abord, elles cherchent à préserver l'intégrité académique en empêchant les élèves de soumettre des travaux générés par des outils d'IA, ce qui fausserait l'évaluation de leurs compétences réelles. Ensuite, elles encouragent le développement de compétences essentielles comme la réflexion critique, la créativité et la capacité à s'exprimer oralement. Enfin, elles préparent les élèves à un monde professionnel où l'authenticité et l'originalité restent des valeurs importantes, malgré l'omniprésence des technologies.
Les mesures mises en place ont suscité des réactions variées parmi les acteurs du système éducatif. Certains enseignants saluent l'initiative, estimant qu'elle redonne du sens aux évaluations et permet de mieux évaluer les progrès réels des élèves. D'autres, en revanche, s'inquiètent de la charge de travail supplémentaire que représente la surveillance des écrans ou la préparation des examens oraux, qui demandent plus de temps et de ressources. Les élèves, quant à eux, doivent s'adapter à ces nouvelles méthodes, qui peuvent être perçues comme plus stressantes ou moins pratiques que les examens écrits traditionnels.
L'introduction des examens oraux et de la surveillance des écrans pourrait avoir un impact significatif sur les méthodes d'apprentissage des élèves. En effet, ces nouvelles règles encouragent une préparation plus active et une maîtrise plus approfondie des sujets, puisque les élèves ne peuvent plus se reposer sur des outils externes pour rédiger leurs réponses. Elles favorisent également le développement de compétences transversales, comme la prise de parole en public ou la gestion du stress, qui sont utiles bien au-delà du cadre scolaire. Cependant, elles pourraient aussi réduire la flexibilité des élèves dans la gestion de leur temps de travail, notamment pour ceux qui sont habitués à travailler de manière autonome.

