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Ce n’est pas une arnaque : 46 millions de Français vont recevoir un message crucial de l’Assurance maladie

Presse-Citron · mis à jour il y a 14 j

Un message qu’il ne faut surtout pas supprimer !.

Message de l'Assurance maladie

L’Assurance maladie en France envoie désormais un courriel tous les dix jours à chacun de ses 46 millions d’assurés pour les informer des paiements effectués en leur nom. Ce message n’est pas une arnaque, contrairement à ce que certains pourraient craindre. Il s’agit d’une communication officielle visant à informer les bénéficiaires des remboursements de soins réalisés par l’organisme. Ce dispositif s’inscrit dans une démarche de transparence accrue et de lutte contre les fraudes, deux enjeux majeurs pour le système de santé français.

Objectifs du dispositif

Ce système de communication a deux objectifs principaux. D’abord, il cherche à sensibiliser les Français au coût réel des soins de santé. Grâce au tiers payant, les assurés ne paient souvent que la part non remboursée par l’Assurance maladie, ce qui peut donner l’impression que les soins sont moins chers qu’ils ne le sont en réalité. Pourtant, ces remboursements reposent sur la solidarité nationale, financée par les cotisations des salariés et des entreprises. Ensuite, ce dispositif vise à lutter contre les fraudes, qui ont atteint 628 millions d’euros en 2024. En alertant régulièrement les assurés, l’Assurance maladie espère les inciter à vérifier leurs remboursements et à signaler toute anomalie.

Fonctionnement du tiers payant

Le tiers payant est un mécanisme qui permet à un assuré de ne pas avancer les frais d’un soin ou d’un médicament. L’Assurance maladie paie directement le professionnel de santé, et l’assuré ne règle que sa part personnelle, appelée ticket modérateur. Ce système simplifie les démarches pour les patients, mais il peut aussi rendre les coûts réels moins visibles. Par exemple, un assuré pourrait ne pas réaliser qu’un acte médical coûte 200 € si son reste à charge est de seulement 20 €. C’est pourquoi l’Assurance maladie souhaite rappeler que ces dépenses sont collectives et financées par tous.

Lutte contre la fraude

En 2024, l’Assurance maladie a identifié et stoppé des fraudes totalisant 628 millions d’euros, dont 70 % étaient commises par des professionnels de santé. Ces fraudes peuvent prendre la forme d’actes fictifs (soins facturés mais non réalisés) ou de surfacturations (prix gonflés pour des actes réels). Le problème est que les assurés, ne voyant pas toujours le détail de leurs remboursements, peuvent ignorer ces abus. Grâce à ces messages réguliers, l’Assurance maladie encourage les bénéficiaires à consulter leur compte Ameli en ligne et à signaler toute suspicion via un chatbot dédié. Un formulaire spécifique permet ensuite de rapporter un remboursement suspect sous la catégorie « Remboursements des soins ».

Rôle des assurés

Les assurés jouent un rôle clé dans ce dispositif. Lorsqu’ils reçoivent un message de l’Assurance maladie, ils sont invités à se connecter à leur compte Ameli pour vérifier les remboursements effectués en leur nom. S’ils détectent une anomalie, comme un soin non réalisé ou une somme anormalement élevée, ils peuvent utiliser le chatbot de l’Assurance maladie pour signaler le problème. Un formulaire adapté, intitulé « Remboursements des soins », leur permet de fournir des détails sur l’acte suspect. Cette démarche permet à l’Assurance maladie d’agir rapidement pour corriger les erreurs ou engager des investigations en cas de fraude avérée.

Ce que ça pourrait changer

Ce système de communication n’est pas une première pour l’Assurance maladie. En juin 2025, elle avait déjà contacté 500 000 assurés atteints de maladies chroniques pour leur rappeler l’importance de consulter régulièrement leur médecin généraliste. L’objectif était alors de s’assurer que leur *parcours de soins* se déroulait correctement et de les orienter vers leur médecin traitant si nécessaire. Ce type d’initiative s’inscrit dans une stratégie globale visant à améliorer la qualité des soins et à renforcer la vigilance des assurés face aux fraudes.

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