Rachat raté de Warner Bros, croissance en berne… Le patron de Netflix sort du silence : les 5 choses à retenir
Entre aveux de faiblesse et stratégie offensive, Ted Sarandos s'est livré à des confidences rares sur l'avenir du géant du streaming. On vous fait le point sur son intervention..
Ted Sarandos, le patron de Netflix, a confirmé que la plateforme ne cherchera plus à racheter de grands studios comme Warner Bros, malgré une tentative avortée en 2025 pour un montant de 83 milliards de dollars. Selon lui, cette offre représentait déjà le plafond maximal pour garantir une rentabilité aux actionnaires. Netflix a donc fixé une limite financière stricte et privilégie désormais une croissance dite organique, c’est-à-dire une expansion par ses propres moyens plutôt que par des acquisitions massives. Cette décision reflète une stratégie plus prudente face aux risques financiers liés aux méga-fusions dans le secteur du divertissement.
Le géant du streaming admet une stagnation de sa croissance, avec une augmentation de seulement 2 % du temps de visionnage au premier semestre 2026. Pour compenser ce ralentissement, Netflix mise sur des événements en direct, comme des matchs de la NFL (ligue professionnelle de football américain), qui absorbent 5 % de son budget tout en ne représentant que 1 % de ses audiences. Sarandos précise que ces contenus ne génèrent pas forcément plus de spectateurs, mais attirent un public très engagé, ce qui est précieux pour les annonceurs. Cette approche vise à monétiser davantage l’audience existante.
Netflix accélère sa présence dans les salles de cinéma avec une stratégie ambitieuse : plus de 30 films diffusés en salles en 2025 et une distribution élargie prévue pour des productions comme KPop Demon Hunters et Charlie et la chocolaterie. Une exception notable est l’adaptation de Narnia par Greta Gerwig, qui bénéficiera d’une fenêtre exclusive de 49 jours au cinéma avant son arrivée sur la plateforme. Cette démarche marque un virage significatif pour un service historiquement centré sur le streaming à domicile.
Plusieurs réalisateurs renommés ont quitté Netflix pour d’autres studios, comme les frères Duffer (Stranger Things) partis chez Paramount, Shawn Levy (Disney) ou Noah Baumbach (Warner Bros). Sarandos relativise ces départs en soulignant que les Duffer souhaitaient réaliser des films événementiels au cinéma, un projet qu’il les a encouragés à poursuivre. Malgré ces pertes, Netflix conserve des partenariats majeurs avec des créateurs comme Shonda Rhimes et Ryan Coogler, garantissant ainsi une partie de son contenu phare.
Netflix a investi 587 millions de dollars dans *InterPositive*, une startup spécialisée dans l’*intelligence artificielle* (IA) générative, fondée par Ben Affleck. Cette technologie est déjà utilisée dans environ 300 productions pour accélérer la post-production et réduire les coûts. L’IA générative permet, par exemple, de générer des effets spéciaux, de monter des scènes ou de créer des contenus adaptés plus rapidement. Cette innovation s’inscrit dans une volonté de moderniser la production et de maintenir la compétitivité du géant du streaming face à ses concurrents.

