Les 5 points à retenir du discours néo-conservateur de Trump aux Nations unies
Enlisé en Iran, Trump a défendu et surenchéri son action internationale L’article Les 5 points à retenir du discours néo-conservateur de Trump aux Nations unies est apparu en premier sur Le Grand Continent..
Donald Trump a consacré une part importante de son discours aux Nations unies à la question iranienne, évoquant ce pays à 17 reprises. Il a réaffirmé sa position ferme contre l’Iran, déclarant qu’il ne permettrait jamais à ce pays de se doter de l’arme nucléaire, un objectif qu’il poursuit depuis le début de sa carrière politique. Trump a justifié ses actions militaires contre l’Iran en les reliant aux attentats du 11 septembre 2001 et à ceux du 7 octobre 2023 en Israël, affirmant que le Guide suprême de l’Iran avait célébré ces attaques. Il a également souligné la répression violente du régime iranien contre sa population, mentionnant notamment le massacre de plus de 72 000 citoyens en 2026 et de 10 000 manifestants récemment. Trump a appelé à un isolement économique total de l’Iran jusqu’à ce que ce pays renonce à ses ambitions nucléaires, cesse son soutien au terrorisme et arrête ses attaques contre la navigation marchande. Malgré ses menaces d’anéantir la République islamique, il a laissé entendre qu’un accord pourrait être conclu avec l’Iran après les élections de mi-mandat de novembre 2026.
Donald Trump a catégoriquement rejeté toute tentative de régulation internationale de l’intelligence artificielle (IA), qualifiant ces initiatives de projet mondialiste visant à contrôler le développement technologique. Il a critiqué les ingénieurs et chercheurs américains qui appellent à un ralentissement ou à un encadrement de l’IA, les accusant d’être les mêmes personnes qui, selon lui, avaient prédit à tort que l’humanité disparaîtrait dans 12 ans à cause du réchauffement climatique. Trump a affirmé que les États-Unis disposaient déjà d’une avance significative sur la Chine et d’autres pays dans le domaine de l’IA, et que toute régulation mondiale ne ferait que favoriser ces acteurs. Cette position réduit les attentes concernant un éventuel accord sur l’IA lors de son sommet avec le président chinois Xi Jinping, prévu le 24 septembre 2026.
Donald Trump a confirmé la création de deux nouvelles bases militaires américaines au Groenland, un territoire autonome danois. Cet accord, signé le 22 septembre 2026 avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen, s’inscrit dans une stratégie de renforcement de la présence militaire des États-Unis dans l’Arctique. Trump avait déjà exprimé à plusieurs reprises son souhait d’annexer le Groenland, qualifiant cette possession d’importance psychologique. Lors de son discours à l’ONU, il a souligné que ces bases permettraient de protéger non seulement les États-Unis, mais aussi l’Europe, en renforçant la sécurité dans la région. Il a mentionné l’Iran comme une menace pour l’Europe, évoquant un missile iranien capable d’atteindre le continent.
Donald Trump a annoncé que les États-Unis cherchaient à provoquer un changement de régime à Cuba, où le régime communiste est au pouvoir depuis des décennies. Il a précisé que le secrétaire d’État Marco Rubio, dont les parents sont des immigrés cubains, menait des négociations avancées avec des membres du gouvernement cubain pour y parvenir d’ici la fin de l’année 2026. Trump a affirmé que le communisme ne devait pas s’étendre à l’Amérique, mais que la liberté viendrait à Cuba. Depuis plusieurs mois, l’administration Trump applique une stratégie d’asphyxie économique contre Cuba, visant à provoquer un soulèvement ou à contraindre le régime à accepter des concessions imposées par Washington.
Donald Trump s’est félicité de la création du **Conseil de la Paix**, une organisation internationale lancée en janvier 2026 et regroupant désormais près de 30 pays. Ce conseil, présenté comme une alternative aux institutions multilatérales traditionnelles, vise à promouvoir une vision géopolitique centrée sur les intérêts des États-Unis et de ses alliés. Lors de son discours, Trump a utilisé une expression forte en évoquant le Venezuela, l’Iran et Cuba : **« Le butin revient au vainqueur »**, une phrase qui a marqué les participants. Cette organisation reflète une approche néo-conservatrice, privilégiant la souveraineté nationale et la puissance militaire plutôt que la coopération internationale.

