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Droit

Cisjordanie : l’ONU accuse les autorités palestiniennes de graves violations

ONU : Droits humains · mis à jour il y a 15 j

Le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies dans le territoire palestinien occupé a condamné mercredi le recours continu des autorités palestiniennes à des détentions arbitraires, à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements contre des Palestiniens détenus en Cisjordanie pour des motifs de « sécurité »..

ONU critique autorités palestiniennes

Le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies (ONU) dans les territoires palestiniens occupés a publié un communiqué le 22 juillet 2026 pour condamner les pratiques des autorités palestiniennes en Cisjordanie. Selon cette instance, ces autorités recourent de manière répétée à des détentions arbitraires, c’est-à-dire des emprisonnements sans procédure légale claire ou sans motif valable. Parmi les détenus figurent des journalistes, des dissidents (personnes opposées au gouvernement) et des militants politiques, souvent accusés de menaces à la sécurité. Le Bureau souligne que certains de ces emprisonnements s’appuient sur une loi pourtant jugée anticonstitutionnelle par la Cour constitutionnelle suprême palestinienne, ce qui signifie qu’elle viole la Constitution du pays. L’ONU évoque également des cas où des enfants, bien que protégés par des décisions de justice ordonnant leur libération, restent détenus.

Torture et mauvais traitements

L’ONU a recueilli des témoignages de détenus décrivant des traitements cruels, inhumains ou dégradants, équivalant à de la torture. Les pratiques signalées incluent des passages à tabac, des coups de fouet, des positions de stress douloureuses (comme rester debout pendant de longues heures) et des périodes prolongées d’isolement. Une méthode particulièrement alarmante, appelée shabeh, consiste à attacher les mains d’un détenu derrière le dos et à le suspendre au plafond par les poignets, parfois pendant plusieurs jours. Ces actes sont interdits par le droit international, notamment la Convention contre la torture de l’ONU, que le gouvernement palestinien a pourtant signée. Le Bureau des droits de l’homme reconnaît que des réformes juridiques ont été engagées ces dernières années, mais estime qu’elles ne suffisent pas à protéger les détenus de ces abus.

Ce que ça pourrait changer

Face à ces constats, l’ONU formule trois demandes principales aux autorités palestiniennes. D’abord, elle exige la **fin immédiate** de la torture, des mauvais traitements et des détentions arbitraires. Ensuite, elle demande la mise en place d’enquêtes **indépendantes** pour examiner toutes les allégations d’abus, afin d’identifier et de sanctionner les responsables. Enfin, l’ONU appelle à la création d’un **mécanisme national de prévention** chargé de contrôler régulièrement les lieux de détention, comme le prévoit le droit international. Ces mesures visent à aligner les pratiques palestiniennes sur les engagements internationaux du pays, notamment ceux liés à la Convention contre la torture. L’ONU insiste sur l’urgence d’agir pour protéger les droits fondamentaux des détenus.

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