3e lien : « C’est sûr qu’on va consulter » les gens de l’île d’Orléans, assure Duhaime
Le PCQ s'assurerait qu’un troisième lien sur l’île d’Orléans passerait le test de l’acceptabilité sociale..
Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, a affirmé que les résidents de l’île d’Orléans seraient consultés avant la construction d’un troisième lien routier traversant l’île. Il a précisé que l’objectif était de minimiser les méfaits pour les habitants, sans donner de détails sur les modalités de ces consultations. Cette déclaration fait suite à une question posée lors de l’émission Cinq chefs, une élection, où il avait été question des consultations locales pour d’autres projets, comme l’exploitation de gaz de schiste. Éric Duhaime s’appuie sur un sondage réalisé par la firme Pallas pour son parti, qui révèle que les habitants de l’île seraient majoritairement favorables au projet, contrairement à l’impression donnée par une minorité très active, notamment dans la partie ouest de l’île.
Éric Duhaime a interprété les résultats d’un sondage commandé par le PCQ, réalisé par la firme Pallas, comme indiquant que les résidents de l’île d’Orléans sont plus favorables que défavorables à la construction d’un troisième lien routier passant par leur territoire. Il a souligné que ce sondage avait été mené avant même que le parti ne prenne position sur le projet, afin d’évaluer l’acceptabilité sociale. Le chef conservateur a également mentionné que les opposants au projet, bien que très actifs, ne représentent pas la majorité des insulaires. Ce sondage sert de base à son argumentaire en faveur du projet, qu’il présente comme répondant à une demande locale.
Éric Duhaime a défendu le projet de troisième lien en le présentant comme une question d’équité entre les citoyens de la grande région de Québec. Il a rappelé que le coût du nouveau pont au nord de l’île d’Orléans, estimé à au moins 2,7 milliards de dollars pour une population de 7 000 habitants, était disproportionné. Selon lui, un deuxième pont au sud de l’île, reliant l’île à Beaumont sur la Rive-Sud, bénéficierait à l’ensemble des contribuables de la région, et non uniquement aux insulaires. Il a souligné que ce projet s’inscrivait dans une logique d’aménagement du territoire plus large, visant à relier efficacement les différentes zones de la région métropolitaine de Québec.
La mairesse de *Montmagny*, Gabrielle Brisebois, a exprimé son opposition au projet de troisième lien, affirmant qu’il n’était pas une priorité pour sa campagne électorale dans la région de *Côte-du-Sud*. Elle a plutôt plaidé pour des investissements dans les *infrastructures existantes* plutôt que dans de nouvelles constructions. Éric Duhaime a répondu en critiquant les projets pharaoniques de la *CAQ*, comme les *maisons des aînés*, qu’il juge trop coûteux (*un million de dollars par porte*) et peu efficaces pour répondre aux besoins réels. Il a estimé que ces fonds pourraient être mieux utilisés ailleurs, notamment pour des projets plus urgents ou plus rentables.

