Un an après la Déclaration de New York, l’État de Palestine reste introuvable
Cette déclaration favorable à une solution à deux États, appuyée par le Canada, n’a pas été suivie de progrès..
En septembre 2025, 142 pays ont soutenu la Déclaration de New York lors de l’Assemblée générale des Nations unies. Ce texte propose une solution à deux États pour résoudre le conflit israélo-palestinien, en reconnaissant un État palestinien indépendant aux côtés d’Israël. Parmi les signataires figuraient la France, le Royaume-Uni, le Canada et 11 autres pays, portant à 157 le nombre total d’États reconnaissant la Palestine, soit plus de 80 % des membres de l’ONU. Cependant, cette déclaration reste principalement symbolique, car elle n’a pas entraîné de changements concrets sur le terrain. Israël et les États-Unis, principaux opposants à cette initiative, n’ont pas modifié leur position. La déclaration vise à relancer les négociations, mais elle est critiquée pour son manque d’impact réel sur la situation des Palestiniens.
La reconnaissance de l’État de Palestine par plusieurs pays occidentaux, dont la France, le Royaume-Uni et le Canada, a été perçue comme une avancée politique majeure par certains Palestiniens. Cependant, cette reconnaissance n’a pas été suivie d’actions concrètes pour soutenir la création d’un État palestinien. Par exemple, le président palestinien Mahmoud Abbas s’est vu refuser un visa par les États-Unis pour assister à l’Assemblée générale de l’ONU en 2025. De plus, Israël continue de contester cette reconnaissance en isolant les dirigeants palestiniens sur la scène internationale. L’Autorité palestinienne, qui gère partiellement les territoires palestiniens, est affaiblie par des accusations de corruption et par le gel des recettes douanières par Israël, privant l’Autorité de ressources financières essentielles.
Depuis décembre 2022, le gouvernement israélien dirigé par Benjamin Nétanyahou, l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, a intensifié ses actions pour empêcher la création d’un État palestinien. En 2025, Israël a légalisé 104 nouvelles colonies en Cisjordanie, des territoires palestiniens occupés, malgré leur illégalité selon le droit international. Ces colonies, souvent protégées par des barrières et des forces de sécurité, visent à étendre le contrôle israélien sur ces territoires. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a également proposé de transférer à la police israélienne les compétences de maintien de l’ordre pour les colons, une mesure perçue comme une étape vers une annexion de fait de la Cisjordanie. Ces actions s’accompagnent de violences contre les Palestiniens, souvent commises par des colons, et de politiques visant à réduire leur présence dans la région.
Les violences en Cisjordanie, notamment celles perpétrées par des colons israéliens, se multiplient. Ces attaques, rarement sanctionnées par la justice israélienne, contribuent à une politique décrite par les Palestiniens comme « le maximum de terres, minimum d’Arabes ». Pour tenter de limiter ces violences, le Royaume-Uni, la France et le Canada ont annoncé des sanctions contre le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie. Cependant, ces mesures restent principalement symboliques et n’ont pas eu d’impact significatif. Israël a réagi en fermant le consulat britannique à Jérusalem, illustrant les tensions entre les pays occidentaux et Israël. Le Premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a clairement indiqué qu’il ne permettrait pas la création d’un État palestinien, qu’il qualifie de « sous contrôle iranien », en référence au soutien de l’Iran au Hamas.
L’Autorité palestinienne, basée à Ramallah en Cisjordanie, est affaiblie par des accusations de corruption et par la perte de ressources financières. Israël a gelé les transferts de recettes douanières, qu’il perçoit pour le compte de l’Autorité palestinienne, afin d’éviter que ces fonds ne soient utilisés pour soutenir les familles de Palestiniens impliqués dans des attaques contre des Israéliens. Cette décision prive l’Autorité palestinienne de ressources essentielles pour fonctionner. Malgré ces difficultés, l’Autorité palestinienne reste un acteur clé dans les négociations internationales, mais son influence sur le terrain est limitée. Les Palestiniens, comme Sameh, un ingénieur en informatique à Naplouse, expriment leur déception face à l’absence de progrès concrets malgré la reconnaissance internationale de leur État.
Les Palestiniens, comme Adam Bader, un entrepreneur de 27 ans, expriment un mélange d’espoir et de frustration face à la situation. Bien que la reconnaissance de l’État de Palestine par 157 pays soit perçue comme un signe positif, elle n’a pas amélioré leur quotidien. Les Palestiniens dénoncent une réalité inchangée, voire aggravée, avec une augmentation des violences, des restrictions et des politiques visant à les chasser de leurs terres. Les appels à des actions concrètes, capables de transformer la reconnaissance internationale en une réalité sur le terrain, se multiplient. Cependant, les obstacles politiques, économiques et sécuritaires restent nombreux, rendant la création d’un État palestinien de plus en plus incertaine.

