Santé Québec suspend l’affichage de certains postes à son siège social
Ils seront réévalués, affirme l’agence, quelques jours après l’élection d’un gouvernement du PQ qui lui est défavorable..
Le 6 octobre 2026, le Parti québécois (PQ) a remporté les élections provinciales au Québec, mettant fin au gouvernement précédent. Le PQ, dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, avait initialement promis d'abolir Santé Québec, une société d'État créée en 2024 pour moderniser la gestion du système de santé québécois. Cependant, après son élection, le parti a revu sa position et a annoncé vouloir transformer Santé Québec en une simple division du ministère de la Santé, tout en réduisant son budget et ses effectifs. Cette décision s'inscrit dans une volonté de décentralisation, c'est-à-dire de transférer davantage de responsabilités aux gestionnaires locaux des hôpitaux, plutôt que de centraliser la gestion à Québec.
Trois jours après l'élection du PQ, Santé Québec a annoncé la suspension temporaire de l'affichage de certains postes à son siège social, situé à Québec. Cette mesure concerne uniquement les postes dont les besoins ne sont pas encore clairement définis ou qui pourraient être redéfinis dans le cadre de la nouvelle gouvernance. La directrice générale talent, culture et engagement de Santé Québec, Martyne Charland, a précisé dans un mémo interne que ces postes seraient réévalués pour s'assurer qu'ils correspondent toujours aux priorités de l'organisation. Les personnes dont l'entrée en fonction est déjà prévue dans les prochaines semaines ne sont pas concernées par cette suspension.
Le PQ souhaite réduire de 900 le nombre d'employés de Santé Québec, qui compte actuellement près de 1 300 postes à son siège social. Cette réduction s'accompagnerait d'une économie estimée entre 40 et 100 millions de dollars par an. Le parti justifie cette mesure par la volonté de supprimer ce qu'il qualifie de bureaucratie excessive et de rendre le système de santé plus efficace. Santé Québec a réagi en soulignant ses avancées importantes depuis sa création, comme la réduction des délais d'attente pour les chirurgies. Cependant, le gouvernement péquiste maintient sa position, estimant que la décentralisation permettra une meilleure gestion des ressources.
La création de *Santé Québec* en 2024 visait à centraliser et rationaliser la gestion du système de santé québécois, un secteur souvent critiqué pour ses lenteurs et son manque de coordination. Le gouvernement précédent, dirigé par la CAQ, avait mis en place cette société d'État pour améliorer l'efficacité des services. Cependant, le PQ, qui critique depuis longtemps cette structure, lui reproche son manque de flexibilité et son coût élevé. La transformation de *Santé Québec* en une division ministérielle marquerait un retour à une gestion plus traditionnelle, avec une réduction significative des effectifs et des budgets. Cette décision pourrait avoir des répercussions sur les délais de soins et la qualité des services, selon les observateurs.

