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Généraliste

Deux Occidents, une menace

Le Devoir · mis à jour il y a 1 j

La monstruosité qui nous menace n’a pas besoin de Donald Trump pour gagner du terrain..

Censure artistique

L’autrice évoque deux exemples récents illustrant les restrictions de la liberté d’expression en Occident. Aux États-Unis, l’artiste Macklemore, qui avait dédié une chanson à la cause palestinienne lors d’une tournée, a été retiré du programme par le promoteur Robert Kraft à la demande d’Ed Sheeran. En France, l’actrice Adèle Haenel a utilisé sa carte blanche sur France 5 pour qualifier de génocide les actions d’Israël en Palestine et accuser la France de complicité. L’émission a ensuite été retirée de toutes les plateformes de France Télévisions. Ces cas montrent que la critique de la politique israélienne, même étayée par des rapports internationaux, est souvent censurée ou sanctionnée. Le terme orwellien fait référence à l’univers décrit dans 1984 de George Orwell, où la réalité est manipulée et où la liberté d’expression est réprimée, reflétant ici un contexte où les discours critiques sont étouffés.

Génocide à Gaza

L’autrice souligne que la destruction de Gaza et les violences contre les civils palestiniens, notamment les enfants, sont documentées par de nombreux rapports d’organisations internationales comme l’ONU, des ONG et la Cour internationale de justice. Malgré ces preuves, les appels à reconnaître ces actes comme un génocide sont systématiquement ignorés ou réprimés. Elle dénonce un déni collectif où les images de victimes ne suffisent pas à faire réagir les institutions occidentales. Le chiffre 2 + 2 = 5 est une référence à l’œuvre d’Orwell, symbolisant une réalité falsifiée où les faits sont niés ou déformés pour servir des intérêts politiques. Cette situation reflète une crise du droit international, où les principes fondamentaux de respect des droits humains sont bafoués.

Allégorie d'Ulysse

L’autrice utilise le mythe d’Ulysse et le cheval de Troie pour illustrer une idée centrale : la corruption des principes sacrés, comme la diplomatie ou la justice, peut mener à la destruction. Dans le film L’Odyssée de Christopher Nolan, Ulysse et ses hommes utilisent un cadeau empoisonné pour vaincre leurs ennemis, mais ce stratagème corrompt aussi leur propre civilisation. L’autrice établit un parallèle avec l’Occident contemporain, où les États-Unis, l’Europe et le Canada, en détournant les yeux des crimes de guerre ou en participant à des alliances économiques sans principes éthiques, sapent eux-mêmes les fondements du droit international. Cette métaphore suggère que la victoire à court terme (économique ou politique) peut entraîner une perte de légitimité morale à long terme.

Deux blocs occidentaux

L’autrice distingue deux blocs en Occident : d’un côté, les États-Unis sous l’administration Biden-Harris, qui soutiennent militairement Israël malgré les accusations de génocide ; de l’autre, l’Europe et le Canada, qui forment un bloc alternatif (parfois appelé G6 ou puissances moyennes) pour résister à l’influence américaine sous Trump. Ce bloc, représenté par des figures comme Mark Carney, cherche à diversifier ses alliances économiques, notamment face aux tensions commerciales. Cependant, l’autrice questionne la cohérence éthique de ce bloc : ses valeurs et principes restent flous, et il participe aussi au financement d’armes utilisées contre les Palestiniens, comme celles fournies par l’Allemagne. La différence entre les deux blocs semble donc davantage économique que morale.

Menace du cynisme

L’autrice met en garde contre une menace plus large que le seul trumpisme : le cynisme et l’indifférence face aux violations des droits humains. Elle souligne que la monstruosité qui menace la civilisation ne se limite pas à des figures comme Trump, mais s’enracine dans un aveuglement collectif et un rejet systématique des voix critiques, qualifiées de cassandres (référence aux prophétesses de la mythologie grecque dont les avertissements étaient ignorés). Elle cite l’exemple de la montée de l’extrême droite en France et en Allemagne, où des partis comme le Rassemblement National ou l’AfD pourraient s’imposer, normalisant des discours similaires à ceux de Trump. Pour elle, cette indifférence aux principes fondamentaux (justice, droits humains) prépare le terrain à des dérives autoritaires, quel que soit le camp politique.

Ce que ça pourrait changer

L’autrice interroge la cohérence des valeurs défendues par l’Occident, qu’il soit dirigé par Trump ou par d’autres dirigeants. Elle demande si les principes de respect du droit international, de justice et de dignité humaine sont encore défendus, ou s’ils sont relégués au second plan au profit d’intérêts économiques ou géopolitiques. Elle cite l’exemple des enfants palestiniens tués par des missiles financés par les États-Unis ou l’Allemagne, soulignant que la source du financement ne change pas la nature des actes. Pour elle, la véritable question n’est pas de savoir quel bloc occidental est le « moins pire », mais si l’Occident dans son ensemble est encore capable de se mobiliser pour des causes universelles, comme la protection des civils en temps de guerre.

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