Des artistes déplorent le discours du PQ en immigration
L’humoriste Christian Vanasse dit craindre que Paul St-Pierre Plamondon leur fasse «perdre le pays»..
Plusieurs artistes québécois, issus notamment de la littérature, du théâtre, de l’humour et du cinéma, ont critiqué publiquement le discours du Parti québécois (PQ) sur l’immigration. Parmi eux figurent l’humoriste Christian Vanasse, l’acteur Christian Bégin, la comédienne Anne Marie Cadieux, l’écrivaine Élise Turcotte et l’auteur-compositeur-interprète Luc De Larochellière. Ces artistes ont exprimé leur désaccord avec la vision du chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, qu’ils jugent trop négative ou restrictive. Leur critique porte notamment sur l’idée d’une « immigration massive » et d’une « crise du logement » attribuée en partie à l’immigration, ainsi que sur la proposition de réduire les seuils d’immigration permanente à 35 000 nouveaux arrivants par année et de limiter l’immigration temporaire entre 200 000 et 250 000 personnes. Le PQ est actuellement en tête des sondages pour les élections québécoises de 2026.
Christian Vanasse, humoriste et auteur, a publié un message sur les réseaux sociaux adressé directement à Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ. Dans ce message, il reproche au leader péquiste de rompre avec l’esprit du référendum de 1995, qu’il décrit comme « résolument positif, inclusif et porteur d’espoir ». Vanasse craint que le discours actuel du PQ, en matière d’immigration, ne mène à une victoire électorale du parti, mais à une perte du soutien à l’indépendance du Québec lors d’un éventuel référendum. Son message a reçu des centaines de réactions d’approbation de la part d’autres artistes et citoyens. Vanasse a expliqué que ce discours lui « gossait », c’est-à-dire qu’il l’irritait, et qu’il n’était probablement pas le seul à partager ce sentiment.
Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, a réagi aux critiques en accusant ses adversaires politiques de transformer toute discussion sur l’immigration en un débat « toxique », où les personnes qui abordent ce sujet seraient automatiquement qualifiées de racistes ou d’intolérantes. Le PQ propose dans sa plateforme électorale de réduire les seuils d’immigration permanente à 35 000 nouveaux arrivants par année, et de limiter l’immigration temporaire à une fourchette de 200 000 à 250 000 personnes. Ces propositions s’inscrivent dans un contexte où le parti mène dans les sondages pour les élections québécoises de 2026. Le discours du PQ sur l’immigration a déjà suscité des controverses, notamment après une conférence de presse tenue le 29 août 2026, où Plamondon avait lié l’immigration à la surpopulation dans les écoles et à la crise du logement.
Le référendum de 1995 au Québec portait sur la souveraineté du Québec, c’est-à-dire sur la question de savoir si la province devait devenir un pays indépendant du Canada. Le camp du « Oui » avait perdu de justesse, avec 49,4 % des voix contre 50,6 % pour le « Non ». Christian Vanasse fait référence à cet événement pour souligner que le mouvement souverainiste de l’époque était perçu comme inclusif et optimiste, contrairement au discours actuel du PQ sur l’immigration. Le PQ, fondé en 1968, est un parti politique québécois qui défend la souveraineté du Québec et une identité nationale forte. En 2026, le parti propose une approche plus restrictive en matière d’immigration, ce qui contraste avec son histoire et les valeurs qu’il a pu promouvoir par le passé.

