NapseflowNapseflow
Tech

Pétrole : les États-Unis prennent les clés de la plus grande réserve de la planète

Presse-Citron · mis à jour 3 sept.

La deuxième compagnie pétrolière américaine, Chevron, vient d’obtenir de nouveaux gisements de pétrole au Venezuela. Depuis la capture du président Nicolás Maduro, et en marge d’une visite du ministre américain de l’Énergie Chris Wright à Caracas, Washington continue de sécuriser sa présence dans le pays où se trouvent les plus grandes réserves de pétrole de la terre..

Chevron étend son extraction

Le géant pétrolier américain Chevron a annoncé le 2 septembre 2026 un plan d’extension de son extraction de pétrole au Venezuela. L’entreprise prévoit de passer de 250 000 à 600 000 barils extraits par jour en récupérant deux nouveaux gisements, Carabobo-1 et Carabobo-2-South-A, situés dans la ceinture pétrolière de l’Orénoque. Ces sites s’ajoutent au gisement Ayacucho 8, obtenu au printemps 2026. Chevron opérera ces nouveaux projets via sa coentreprise Petroindependencia, dont elle détient 49 %. Pour moderniser les infrastructures vieillissantes du Venezuela, l’entreprise prévoit d’investir 7 milliards de dollars sur cinq ans. Ces fonds serviront principalement à améliorer les installations existantes, car le pétrole vénézuélien est très lourd et nécessite des agents diluants pour être transporté et raffiné. Malgré ces défis techniques, ce pétrole reste l’un des moins chers à extraire au monde.

Contexte politique récent

Le regain d’intérêt des États-Unis pour le pétrole vénézuélien s’inscrit dans un contexte politique récent marqué par des bouleversements. Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2025, les forces spéciales américaines ont capturé l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro, accusé de trafic de drogue et de narco-terrorisme, ainsi que de fraude électorale. Cette opération, justifiée par l’administration Trump, visait aussi à écarter un régime qui limitait les opportunités économiques pour les entreprises américaines. Après cette prise de pouvoir, les États-Unis ont rétabli un embargo total sur le pétrole vénézuélien en décembre 2025, avant de le lever partiellement en 2022 en raison de la guerre en Ukraine. Cependant, la production pétrolière du Venezuela, autrefois de 3 millions de barils par jour dans les années 1990, n’était plus que de 1,2 million en 2026.

NABEP, un acteur clé

En parallèle de Chevron, les États-Unis misent sur un consortium nommé NABEP (North American Blue Energy Partners) pour exploiter une partie des réserves pétrolières du Venezuela. Ce consortium a signé un bail de 100 ans pour 17 gisements, représentant une capacité totale de 65 milliards de barils. À la tête de NABEP se trouve Alejandro Betancourt, un homme d’affaires vénézuélien. En mai 2026, la justice suisse avait demandé son extradition pour blanchiment d’argent, mais cette requête a été retirée après des discussions entre les autorités américaines et suisses. Le rôle de NABEP s’inscrit dans une stratégie américaine plus large pour sécuriser l’accès à des ressources énergétiques stratégiques, sans passer par des appels d’offres publics au Venezuela.

Historique des relations pétrolières

Les relations entre les États-Unis et le Venezuela en matière de pétrole ont connu des hauts et des bas. Dans les années 1990, des entreprises comme ExxonMobil et ConocoPhillips exploitaient activement le pétrole vénézuélien. Cependant, en 2007, le président Hugo Chávez a nationalisé le secteur, forçant ces entreprises à quitter le pays. Chevron a été la seule Major occidentale à rester, en acceptant de détenir une part minoritaire dans les entreprises locales. En 2017, sous l’administration Trump, un embargo financier a été imposé au Venezuela, suivi en 2019 d’un embargo total sur le pétrole. Ces mesures ont fortement réduit la production, mais l’embargo a été partiellement levé en 2022 pour permettre des importations de pétrole vénézuélien en raison de la guerre en Ukraine.

Ce que ça pourrait changer

En juillet 2026, la production de pétrole de Chevron au Venezuela a atteint 270 000 barils par jour, soit une progression de 15 % depuis le début de l’année. Cette reprise s’explique par la levée progressive des sanctions et la reprise des investissements. Cependant, le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde, estimées à 300 milliards de barils, mais sa production reste limitée par des infrastructures vieillissantes et des défis techniques. Le pétrole vénézuélien, très lourd, nécessite des agents diluants pour être transporté et raffiné, ce qui augmente les coûts. Malgré ces obstacles, les États-Unis voient dans ces réserves une opportunité stratégique pour réduire leur dépendance énergétique et contrer l’influence d’autres pays comme la Chine, qui avait jusqu’ici accès à une partie de ces ressources via des canaux informels.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.