Le pape Léon XIV en France, un accueil de rock star par la “fille aînée de l’Église”
À l’occasion de la visite du pape en France, du 25 au 28 septembre (il se rendra notamment à Paris, à Lourdes et à Metz), l’hebdomadaire britannique “The Spectator” fait le point sur la religion toujours majoritaire dans l’Hexagone. Selon ce journal conservateur, bien que déchristianisée et en crise de foi, “la France redécouvre son âme catholique”..
Du 25 au 28 septembre 2026, le pape Léon XIV effectue une visite officielle en France, marquant un événement majeur pour le pays. Ce pape, élu le 8 mai 2025 sous le nom de Robert Francis Prevost, se rendra dans trois villes françaises : Paris, Lourdes et Metz. Son arrivée est comparée à celle d'une rock star, avec un accueil particulièrement enthousiaste de la part des fidèles. À Paris, il organisera une veillée de prière au Stade de France, où les 80 000 places disponibles ont été rapidement épuisées. Le lendemain, une messe en plein air est prévue sur la place de la Concorde, avec plus de 600 000 participants attendus. La France, surnommée la fille aînée de l'Église en raison de son histoire catholique majeure, semble redécouvrir un intérêt pour sa tradition religieuse, malgré une société de plus en plus déchristianisée.
La visite du pape en France s'accompagne de tensions diplomatiques, notamment lors de sa rencontre avec le président français Emmanuel Macron à l'Élysée. Un sujet sensible divise les deux hommes : la loi sur le suicide assisté, adoptée récemment par le gouvernement français. Le pape Léon XIV s'est publiquement opposé à cette légalisation, une position en opposition avec la politique du gouvernement. Selon des sources, Emmanuel Macron aurait accéléré l'adoption de cette loi en août 2026 pour éviter que ce débat ne perturbe la visite papale. Cette décision reflète les divergences entre les valeurs portées par l'Église catholique et les réformes sociétales en cours en France.
La visite du pape Léon XIV en France met en lumière les tensions internes à l'Église catholique entre deux courants : les conservateurs et les progressistes. Ces divisions portent notamment sur des questions sociétales comme l'euthanasie, le mariage homosexuel ou encore la place des femmes dans l'Église. Le pape, connu pour ses positions traditionnelles, incarne une vision conservatrice, ce qui suscite des débats parmi les fidèles et les clercs. Ces tensions reflètent une crise plus large au sein de l'Église, tiraillée entre modernité et tradition, dans un contexte où la pratique religieuse décline en Europe.
L'article est publié par *The Spectator*, un hebdomadaire britannique fondé en 1828, considéré comme une référence pour les intellectuels et dirigeants conservateurs. Ce journal, connu pour son ton incisif et ses analyses politiques, a soutenu la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne en 2016. Depuis 2024, il appartient à Sir Paul Marshall, actionnaire de la chaîne de télévision conservatrice GB News. *The Spectator* aborde la visite du pape en France sous un angle conservateur, soulignant la redécouverte du catholicisme dans un pays en crise de foi, tout en critiquant les réformes sociétales récentes.

