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Géopolitique

À Miami, les riches Cubano-Américains préparent déjà la transition post-castriste

Courrier International · mis à jour 24 sept.

Réunions secrètes, conférences, lobbying et consultations d’experts… La diaspora cubaine aux États-Unis s’agite en prévision de la chute du régime communiste à La Havane, annoncée depuis des mois par Donald Trump, rapporte “The Wall Street Journal”..

Crise à Cuba en 2026

En juillet 2026, Cuba traverse une crise économique et sociale majeure, marquée par des coupures d’électricité et d’eau courante quasi quotidiennes, ainsi que par des pénuries généralisées : aliments, carburants et médicaments font défaut. Ces difficultés s’inscrivent dans un contexte de tensions politiques, où le régime communiste, en place depuis la révolution de 1959, est fragilisé. Les manifestations des 11 et 12 juillet 2021, sévèrement réprimées, restent un symbole de cette opposition croissante. La situation est si critique que certains comparent ce moment à la chute du mur de Berlin en 1989, marquant un tournant historique pour l’île. Les États-Unis, sous l’administration Trump, ont renforcé les sanctions contre Cuba, notamment en imposant un blocus pétrolier pour affaiblir le régime.

Rôle de Miami et diaspora

La communauté cubano-américaine de Miami, composée de riches exilés et de leurs descendants, se prépare activement à un éventuel effondrement du régime castriste. Ces Cubano-Américains, dont beaucoup ont fui Cuba après la révolution de 1959, voient dans cette transition une opportunité de récupérer les biens confisqués par le régime de Fidel Castro. Leur engagement se traduit par des investissements massifs, estimés à 90 milliards de dollars (soit environ 80 milliards d’euros) pour les trois premières années de reconstruction. Des figures comme Jorge Mas, milliardaire et copropriétaire du club de football Inter Miami, ou Marcell Felipe, président du Musée américain de la diaspora cubaine, jouent un rôle clé dans l’organisation de cette transition. Leur objectif est de structurer un gouvernement provisoire et de préparer la relance économique de l’île.

Soutien politique américain

L’administration Trump, dirigée par le secrétaire d’État Marco Rubio – fils d’immigrants cubains –, soutient activement ces préparatifs. Rubio, connu pour ses positions anti-castristes, a promis de mettre fin au régime communiste à Cuba. Il a entamé des négociations avec des membres de la famille Castro, comme l’un des petits-fils de Raúl Castro, pour tenter d’organiser une transition en douceur. Cependant, ces pourparlers n’ont pas abouti. Le gouvernement américain a également multiplié les pressions sur Cuba : blocus pétrolier, sanctions renforcées et même une rencontre entre les autorités cubaines et le directeur de la CIA à La Havane. Trump a indiqué en septembre 2026 que la question cubaine deviendrait une priorité une fois la crise au Moyen-Orient résolue.

Ce que ça pourrait changer

Les Cubano-Américains de Miami élaborent des stratégies concrètes pour la transition post-castriste. Certains préparent la création d’une *Bourse cubaine* pour attirer des investissements, tandis que d’autres organisent des sommets sur l’investissement à La Havane. Des ingénieurs sont recrutés pour étudier des solutions techniques, comme des *centrales électriques flottantes* destinées à pallier les coupures d’électricité. D’autres encore définissent des plans pour réparer les infrastructures délabrées du pays. Ces initiatives sont souvent menées en collaboration avec des cabinets d’avocats spécialisés dans les transitions politiques. Cependant, le *Wall Street Journal* souligne que la voix du peuple cubain est largement absente de ces débats, laissant planer des questions sur la légitimité des futurs dirigeants.

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