Primaire socialiste : “Ségolène Royal pourrait affaiblir Raphaël Glucksmann”
Mercredi 23 septembre avait lieu sur LCI le premier débat entre les cinq candidats à la primaire socialiste. Lors de cet exercice, la presse internationale a surtout remarqué le duel entre Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann.
Une primaire socialiste est organisée en France les 9 et 10 octobre 2026 pour désigner le candidat du Parti socialiste (PS) à l'élection présidentielle de 2027. Cinq candidats s'affrontent : Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Olivier Faure. Raphaël Glucksmann, coprésident du mouvement Place publique, est considéré comme le grand favori du scrutin. Cette primaire intervient dans un contexte de division de la gauche française, où les alliances stratégiques entre partis (comme La France insoumise ou les macronistes) sont un sujet de débat intense.
Le premier débat télévisé de la primaire, diffusé sur la chaîne LCI le 23 septembre 2026, a mis en lumière un affrontement médiatique entre Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann. Royal, ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007, a critiqué Glucksmann en le comparant à un stagiaire placé à la tête d'une entreprise, suggérant qu'il manquait d'expérience pour diriger le pays. Les médias étrangers, comme le quotidien italien La Repubblica ou le journal belge Le Soir, ont souligné que ce duel captivait davantage l'attention que les discussions sur les programmes politiques.
Les désaccords entre les deux candidats portent sur plusieurs sujets clés. Sur la politique internationale, Glucksmann prône un soutien accru à l'Ukraine face à l'invasion russe, tandis que Royal défend une mission de médiation. Concernant le conflit israélo-palestinien, Glucksmann refuse d'utiliser le terme génocide pour décrire la situation à Gaza, contrairement à Royal qui critique la politique de Benyamin Nétanyahou. Enfin, sur les alliances électorales, Glucksmann rejette toute entente avec La France insoumise (LFI), alors que Royal s'oppose fermement aux alliances avec les macronistes.
Ségolène Royal semble adopter une stratégie offensive pour affaiblir Raphaël Glucksmann, perçu comme le favori. Les médias étrangers, comme le journal suisse Blick, estiment qu'elle s'est bien défendue lors du débat, mais que ses chances de victoire restent faibles. Certains observateurs, comme la correspondante à Paris du Soir, suggèrent que sa candidature pourrait servir d'autres acteurs politiques, comme François Hollande, qui attendrait une défaite de Glucksmann pour revenir sur le devant de la scène. Les parrainages obtenus par Royal pour participer à la primaire ont d'ailleurs surpris plusieurs observateurs.
La presse internationale, notamment italienne (*La Repubblica*), belge (*Le Soir*) et suisse (*Blick*), analyse cette primaire comme un *jeu de massacre* où les attaques personnelles priment sur les débats d'idées. Les médias soulignent que les divisions au sein de la gauche française compliquent toute perspective de victoire en 2027. Certains journaux, comme *Le Soir*, évoquent même l'hypothèse que la mission réelle de Royal soit d'affaiblir Glucksmann plutôt que de l'emporter, en raison de la facilité avec laquelle elle a obtenu les parrainages nécessaires pour se présenter.

