Trump fait un pas de plus pour exclure des produits canadiens des achats gouvernementaux
Il ordonne à son administration de repérer les exportations canadiennes qui pourraient être exclues..
Le président américain Donald Trump a signé une note le 16 septembre 2026 ordonnant à son administration d’exclure certains produits canadiens des achats publics fédéraux des États-Unis. Cette directive demande à des responsables gouvernementaux de recenser les biens canadiens actuellement éligibles aux contrats civils fédéraux, afin d’identifier ceux qui pourraient être retirés de la liste d’approvisionnement. L’objectif affiché est de réduire l’accès des entreprises canadiennes aux marchés publics américains, dans un contexte de tensions commerciales accrues entre les deux pays. Cette mesure s’ajoute à une série d’actions protectionnistes déjà mises en place par l’administration Trump contre le Canada.
Donald Trump accuse le Canada d’avoir instauré des barrières déraisonnables pour les entreprises américaines souhaitant participer aux programmes d’achats gouvernementaux canadiens. Ces programmes, regroupés sous l’appellation « Achetez canadien », privilégient les fournisseurs et les produits locaux. Le président américain reproche également à certaines provinces canadiennes d’avoir restreint l’accès des entreprises américaines à leurs propres marchés publics. Pour surveiller la situation, il a demandé au représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, de suivre de près le traitement réservé aux produits américains au Canada. Ces accusations surviennent alors que les relations commerciales entre les deux pays se dégradent rapidement.
La semaine précédant cette nouvelle mesure, Donald Trump avait déjà ordonné à la General Services Administration (GSA), une agence fédérale américaine chargée des achats publics, de retirer les produits d’origine canadienne du programme Multiple Award Schedule (MAS). Ce programme permet aux agences fédérales américaines d’acheter des biens et services auprès de fournisseurs préapprouvés, comme des produits de consommation courante, des technologies de l’information ou des services administratifs, à des prix et conditions négociés à l’avance. Cette exclusion vise à réduire la présence de produits canadiens dans les contrats publics américains, dans un contexte de guerre commerciale ouverte.
Le 15 septembre 2026, soit la veille de la signature de la note sur les achats publics, les États-Unis ont imposé de nouveaux droits de douane de 50 % sur certaines exportations canadiennes. Ces surtaxes s’ajoutent à des contre-mesures canadiennes, annoncées en réponse aux tarifs américains. Le Canada a en effet rétorqué en appliquant des surtaxes de 15 %, 25 % ou 50 % sur près de 28 milliards de dollars de produits américains. Ces mesures de rétorsion visent à protéger les industries locales et à répondre aux politiques protectionnistes américaines, dans un cycle de tensions commerciales qui s’intensifie.
Quelques heures après l’annonce de la mesure contre le Canada, Donald Trump a réagi à une proposition européenne visant à faire du Canada un *« membre associé »* de l’Union européenne (UE). La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait évoqué cette possibilité pour renforcer la coopération entre l’UE et le Canada. Trump a minimisé cette initiative, qualifiant le Canada de *« très mauvais partenaire commercial »* et menaçant l’Europe de représailles commerciales si le projet se concrétisait. Il a déclaré qu’il imposerait des droits de douane très élevés ou stopperait le commerce avec l’Europe si cette coopération était perçue comme un *« acte hostile »*. Cette réaction illustre la volonté de Trump de protéger les intérêts américains, même face à des partenaires traditionnels.

