« Le sexe a disparu du cinéma » : le coup de gueule de Zack Snyder (300) contre Hollywood
Alors que les blockbusters hollywoodiens semblent s'être lissés au fil des ans, Zack Snyder pousse un coup de gueule sans concession sur le sexe au cinéma..
Le réalisateur Zack Snyder, connu pour des films comme 300 ou Watchmen, a récemment critiqué l'évolution du cinéma hollywoodien. Selon lui, les films actuels sont devenus excessivement prudents et ont perdu une grande partie de leur dimension érotique et sensuelle. Snyder compare cette situation à l'époque victorienne (1837-1901), une période historique marquée par une morale sexuelle très stricte. Il estime que le cinéma moderne, en particulier les thrillers, a abandonné l'érotisme qui contribuait autrefois à créer une tension dramatique et une mythologie autour des personnages et des intrigues. Cette disparition serait selon lui liée à une peur de choquer ou de perdre des audiences, notamment en raison de la concurrence des plateformes de streaming et des normes de contenu de plus en plus strictes.
Zack Snyder attribue en partie cette disparition de l'érotisme au cinéma à l'influence de la pornographie. Pour lui, la pornographie a réduit la sexualité à un acte mécanique et dépourvu de contexte émotionnel ou narratif. Il explique que cette vision a conduit les scénaristes et les réalisateurs à éviter toute représentation de la sexualité qui ne soit pas strictement fonctionnelle ou explicite, ce qui a appauvri la diversité des récits. Snyder souligne que cette approche a privé le cinéma de la complexité et de la profondeur que peut apporter une scène érotique bien écrite, où la tension entre les personnages et l'atmosphère du film jouent un rôle central. Il cite des exemples de films des années 1980 et 1990, comme Basic Instinct (1992), où l'érotisme était utilisé comme un outil narratif puissant.
Pour contrer cette tendance, Zack Snyder propose une solution radicale : créer un thriller érotique classé *NC-17* (une classification américaine indiquant que le film est réservé aux publics de 17 ans et plus en raison de son contenu sexuel explicite) et le projeter en *IMAX* (une technologie de projection haut de gamme offrant une expérience immersive). Selon lui, ce *coup d'éclat* commercial pourrait relancer l'intérêt pour une sexualité plus artistique et moins stéréotypée au cinéma. Snyder suggère que ce type de projet, s'il est bien mené, pourrait attirer un public niche tout en prouvant qu'il existe une demande pour des films plus audacieux. Il espère ainsi inciter les studios à prendre des risques et à réintroduire la sexualité comme un élément central de la narration cinématographique.

