Panne de contrôle aérien au Royaume-Uni : le trafic toujours perturbé
Environ 1300 vols ont dû être annulés dans le pays mardi..
Mardi 9 septembre 2026, le Royaume-Uni a connu une panne technique majeure affectant le système de contrôle aérien géré par l'organisme NATS (National Air Traffic Services), responsable de la gestion du trafic pour 15 aéroports britanniques. Cette panne, survenue en début d'après-midi, a provoqué des perturbations immédiates et massives. NATS est une entreprise fonctionnant selon un modèle de partenariat public-privé, où l'État britannique détient 49 % du capital et une action en or lui permettant d'influencer les décisions stratégiques, le reste étant détenu par un consortium de compagnies aériennes. Le dysfonctionnement concernait spécifiquement le système de traitement des plans de vol, un outil essentiel pour organiser et autoriser les trajectoires des avions. Cette même panne s'était déjà produite en 2023, causant alors des retards ou annulations pour environ 2000 vols et touchant plus de 700 000 passagers pendant un long week-end.
Les conséquences de cette panne se sont rapidement étendues à l'ensemble du réseau aérien britannique. Selon le site Flightradar24, spécialisé dans le suivi en temps réel du trafic aérien, environ 1300 vols ont été annulés mardi 9 septembre, et 177 supplémentaires mercredi 10 septembre, principalement à l'aéroport londonien d'Heathrow, le plus fréquenté d'Europe en 2025. Les compagnies aériennes ont subi des pertes importantes : Ryanair a dû annuler 250 vols, tandis que British Airways a été contrainte de détourner plus d'une centaine de vols. La compagnie hongroise Wizz Air a également annulé 24 vols, affectant 10 000 passagers. Ces perturbations ont entraîné des retards massifs, avec des voyageurs bloqués pendant des heures sur les pistes, comme l'a témoigné Josie Donoghue, une soignante restée trois heures sur le tarmac de l'aéroport de Londres-Gatwick, décrivant la situation comme un « cauchemar absolu ».
L'organisme NATS a rapidement écarté l'hypothèse d'une cyberattaque, affirmant avoir résolu le dysfonctionnement à l'origine des perturbations. Martin Rolfe, directeur exécutif de NATS, a présenté ses excuses et promis une enquête approfondie lors d'une intervention sur la radio BBC 4. Cependant, les critiques envers NATS se sont multipliées, notamment de la part de compagnies aériennes comme Ryanair, dont le directeur des activités, Neal McMahon, a estimé que le coût des perturbations pour sa compagnie se chiffrerait en millions d'euros. La ministre britannique des Transports, Heidi Alexander, a été convoquée par le Parlement et doit intervenir à la Chambre des communes pour discuter d'un projet de loi sur l'aviation civile, tandis que des voix s'élèvent pour demander la démission de Martin Rolfe.
Les perturbations ont également touché des clubs de football britanniques participant à des compétitions européennes. Le club londonien d'Arsenal, qui devait affronter Naples en Ligue des champions, a dû annuler une conférence de presse en raison du retard de son vol pour l'Italie. D'autres clubs comme Liverpool, Birmingham et Édimbourg ont également été affectés, tout comme l'aéroport de Dublin en Irlande. Ces retards ont des répercussions logistiques majeures, car les clubs doivent organiser leurs déplacements avec précision pour respecter les horaires des matchs. Les compagnies aériennes et les aéroports doivent désormais repositionner leurs avions et leurs équipages, ce qui peut prendre plusieurs jours et prolonger les perturbations.
Bien que les vols aient repris mercredi 10 septembre, les perturbations pourraient persister dans les jours à venir. L'aéroport d'*Heathrow* a indiqué que certaines difficultés pourraient se poursuivre le temps que les compagnies aériennes réorganisent leurs ressources, notamment leurs avions et leurs équipages. Cette situation rappelle une panne similaire survenue en juillet 2025, qui avait également entraîné l'annulation de nombreux vols et suscité la colère des dirigeants de compagnies aériennes. *NATS* travaille activement pour résorber les retards accumulés, mais le retour à une situation normale prendra du temps, selon les déclarations de l'organisme. Les passagers sont invités à se tenir informés des mises à jour en temps réel pour adapter leurs déplacements.

