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Cycliste plaqué au sol pour un stop : pas d’accusation contre la police à Toronto

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 2 h

Le cycliste ne s'était pas arrêté à un panneau d'arrêt et a insulté la police, selon le rapport d'enquête..

Contexte de l'incident

Le 21 mai à Toronto, sur la rue Queens Quay Ouest près du lac Ontario, un cycliste de 21 ans a été plaqué au sol par un policier après avoir ignoré un panneau d'arrêt. L'incident s'est produit lors d'une opération de contrôle des cyclistes menée par la police. Le cycliste a tenté de s'enfuir en vélo après avoir crié des insultes envers les agents, selon le rapport de l'Unité provinciale des enquêtes spéciales (UES). La rue Queens Quay est une voie fréquentée à Toronto, souvent utilisée par les cyclistes pour se déplacer le long du lac. Les opérations de contrôle des cyclistes visent généralement à vérifier le respect des règles de circulation, comme l'arrêt aux feux ou panneaux, pour assurer la sécurité de tous les usagers de la route.

Blessure et conséquences

Le cycliste a subi une commotion cérébrale, décrite comme un traumatisme crânien léger par l'UES, lors de sa chute. Son avocat, David Shellnutt, a qualifié l'usage de la force de déraisonnable, estimant qu'il n'était pas justifié de faire tomber quelqu'un de son vélo pour un simple panneau d'arrêt non respecté. Le cycliste a également écopé d'une contravention pour avoir grillé le panneau. L'incident a suscité des questions sur l'utilisation de la force par les policiers lors d'arrestations, notamment dans un contexte où la sécurité des personnes est en jeu. L'UES a précisé que le cycliste avait considérablement ralenti avant d'être plaqué au sol, ce qui a limité le risque de blessure.

Enquête et décision de l'UES

L'Unité provinciale des enquêtes spéciales (UES) est un organisme indépendant chargé d'enquêter sur les cas de blessure grave ou de mort lors d'interventions policières en Ontario. Dans ce dossier, l'UES a conclu qu'il n'y avait aucun motif raisonnable de déposer une accusation criminelle contre le policier. Elle a jugé que la force utilisée lors de l'arrestation se situait dans les limites légales, car le cycliste avait tenté d'échapper à l'agent en le contournant à vélo. L'UES a également souligné que la vidéo de l'incident ne permettait pas de déterminer avec certitude si l'agent avait touché le sac à dos du cycliste pour l'attraper ou pour le faire tomber. Le risque de blessure était considéré comme modéré.

Déroulé de l'intervention

Selon le rapport de l'UES, le cycliste circulait sur une piste cyclable lorsqu'il a ignoré un panneau d'arrêt. En passant devant deux agents en opération de contrôle, il a tourné la tête vers eux et les a insultés en disant : « La police, allez vous faire foutre ! ». Les agents ont alors fait signe à d'autres policiers pour l'arrêter. Le cycliste a tenté d'éviter un agent en tournant à gauche et en pédalant vers l'est pour s'éloigner. L'agent l'a poursuivi et a tendu le bras pour toucher son sac à dos, ce qui a fait perdre le contrôle de sa bicyclette au cycliste, entraînant sa chute. L'agent s'est alors jeté sur lui pour le plaquer au sol. La séquence des événements a été analysée pour déterminer si la force utilisée était proportionnelle à la situation.

Ce que ça pourrait changer

L'avocat du cycliste, David Shellnutt, a critiqué l'usage de la force, affirmant qu'il n'était pas justifié de faire tomber quelqu'un de son vélo pour un simple panneau d'arrêt non respecté. De son côté, l'UES a maintenu que la force utilisée était légale dans les circonstances, car le cycliste avait tenté de fuir et que le risque de blessure était modéré. L'incident a relancé le débat sur les méthodes d'intervention policière, notamment dans les situations où des civils sont impliqués. Aucune sanction n'a été prise contre le policier, et l'affaire a été close sans accusation. L'article mentionne également que la vidéo de l'incident a circulé en ligne, permettant au public de se faire une idée des événements.

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