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Le Canada et quatre pays dénoncent un «simulacre d’élections» dans les zones occupées d’Ukraine

Le Devoir · mis à jour 21 sept.

Ils voient dans ce scrutin sans surprise une «violation flagrante de la souveraineté et de l’indépendance» du pays..

Cinq pays dénoncent

Le Canada, le Royaume-Uni, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la Norvège ont publié un communiqué commun pour condamner l'organisation d'élections législatives en Ukraine par la Russie. Ces cinq pays qualifient ce scrutin de « simulacre d’élections », c’est-à-dire une élection qui ne respecte pas les principes démocratiques fondamentaux comme la liberté de choix des électeurs ou la transparence du processus. Ils considèrent que ces élections, organisées dans les territoires ukrainiens occupés par Moscou, violent la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine, deux principes fondamentaux du droit international. Selon eux, ces régions restent ukrainiennes malgré l’occupation, et leur statut ne peut être modifié par la force ou des actions unilatérales.

Élections en territoires occupés

Les élections législatives russes se sont déroulées du vendredi 19 au dimanche 21 septembre 2026, à la fois en Russie et dans les territoires ukrainiens contrôlés et annexés par Moscou. Ces territoires, comme Donetsk, font partie de l’Ukraine selon le droit international, mais sont administrés par la Russie depuis leur annexion forcée en 2022. Les résultats de ces élections ont montré une victoire écrasante du parti Russie Unie, le parti du président Vladimir Poutine, qui a remporté un nombre record de sièges sans aucune opposition. Ce parti, au pouvoir depuis plus de deux décennies, domine la vie politique russe et ne permet pas de réelle concurrence électorale.

Violation du droit international

Les cinq pays signataires du communiqué rappellent que les frontières d’un pays ne peuvent pas être redessinées par la force, une règle centrale du droit international. Ils soulignent que l’organisation d’élections dans des territoires occupés, sans le consentement de l’État souverain (ici, l’Ukraine), est une violation de cette règle. Le communiqué insiste sur le fait que ces élections n’ont aucune légitimité aux yeux de la communauté internationale, car elles ne reflètent pas la volonté des populations locales et sont organisées sous contrôle étranger. Pour ces pays, cette démarche est une tentative de légitimer l’occupation russe en Ukraine, ce qui est inacceptable.

Contexte de la guerre

Ces élections législatives russes de 2026 sont les premières organisées depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022. Ce conflit, qui oppose la Russie à l’Ukraine, a déjà causé des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés. La Russie a annexé plusieurs régions ukrainiennes, dont Donetsk, en 2022, une action condamnée par la plupart des pays occidentaux. L’organisation de ces élections dans les territoires occupés est perçue comme une provocation par l’Ukraine et ses alliés, qui y voient une tentative de normaliser l’occupation et de nier l’identité ukrainienne de ces régions.

Ce que ça pourrait changer

Les cinq pays (Canada, Royaume-Uni, Australie, Nouvelle-Zélande et Norvège) réaffirment leur soutien à l’Ukraine dans ce communiqué. Ils rappellent que ces élections ne changent en rien le statut juridique de ces territoires, qui restent ukrainiens selon le droit international. Leur réaction s’inscrit dans une série de condamnations internationales contre les actions de la Russie en Ukraine. Ces pays, souvent alliés dans des organisations comme l’OTAN ou le G7, coordonnent leurs positions pour isoler diplomatiquement la Russie et soutenir l’Ukraine, notamment par des aides militaires et économiques.

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