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MaPrimeRénov’ recentrée sur les rénovations d’ampleur et les équipements sans énergie fossile à compter du 1er septembre 2026

LexisVeille · mis à jour il y a 4 j

MaPrimeRénov’ recentrée sur les rénovations d’ampleur et les équipements sans énergie fossile à compter du 1er septembre 2026 Transition énergétique Immobilier.

Réforme de MaPrimeRénov’

À partir du 1er septembre 2026, le dispositif MaPrimeRénov’ subira une refonte majeure. Cette aide publique, initialement conçue pour financer divers types de travaux d’amélioration énergétique dans les logements, sera recentrée sur deux priorités distinctes. D’une part, elle ciblera les rénovations d’ampleur, c’est-à-dire des projets globaux visant à transformer profondément la performance énergétique d’un logement. D’autre part, elle soutiendra l’installation d’équipements sans énergie fossile, comme les pompes à chaleur ou les systèmes solaires thermiques, excluant ainsi les chaudières à gaz ou au fioul. Cette évolution s’inscrit dans le cadre plus large de la transition énergétique en France, un processus visant à réduire la dépendance aux énergies polluantes et à limiter les émissions de gaz à effet de serre. Le gouvernement justifie cette réforme par la nécessité d’accélérer la décarbonation du parc immobilier, responsable d’environ 45 % des émissions nationales de CO₂.

Critères renforcés

Les nouvelles règles de MaPrimeRénov’ introduiront des critères d’éligibilité plus stricts. Pour bénéficier de l’aide, les travaux devront désormais répondre à des objectifs précis de performance énergétique, mesurés par des indicateurs comme le diagnostic de performance énergétique (DPE). Par exemple, un logement classé F ou G au DPE devra atteindre au minimum la classe D après rénovation pour être éligible. De plus, les équipements financés devront obligatoirement être classés parmi les plus performants du marché, avec des seuils minimaux de rendement ou d’efficacité énergétique. Les montants des aides seront également revus à la hausse pour les ménages modestes, avec des plafonds pouvant atteindre jusqu’à 15 000 € par logement pour les rénovations globales. À l’inverse, les aides pour les travaux partiels ou les équipements moins performants seront réduites, voire supprimées. Ces changements visent à éviter les passoires thermiques, des logements mal isolés et énergivores, dont on estime qu’ils représentent encore 17 % du parc immobilier français.

Ce que ça pourrait changer

La réforme entraînera l’exclusion de certains types de travaux et équipements du champ d’application de **MaPrimeRénov’**. Les chaudières à gaz ou au fioul, même à condensation, ne seront plus éligibles, sauf exceptions très limitées. Les aides pour les simples remplacements de fenêtres ou d’isolants, sans approche globale, seront également supprimées. Cette restriction s’appliquera à tous les demandeurs, quel que soit leur niveau de revenus. Par ailleurs, les propriétaires bailleurs seront soumis à des obligations supplémentaires, comme l’interdiction de louer des logements classés *G* au DPE à partir de 2028, sous peine de sanctions. L’État estime que cette recentrage permettra de concentrer les ressources publiques sur les projets les plus impactants, avec un objectif de réduction de 500 000 logements classés *F* ou *G* d’ici 2030. Les ménages concernés devront se tourner vers d’autres dispositifs, comme les prêts à taux zéro ou les aides locales, pour financer leurs travaux.

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