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Géopolitique

Les Grecs défilent pour dénoncer “le démantèlement progressif de l’éducation publique”

Courrier International · mis à jour il y a 15 j

En Grèce, les étudiants et les enseignants manifestent ce mercredi au cours d’une journée de mobilisation nationale. Dans un contexte français et européen de revendications sociales, ils souhaitent dénoncer à leur tour la réalité d’un système éducatif défaillant, rapporte la presse grecque..

Mobilisation nationale grecque

Le 21 octobre 2026, des milliers d’étudiants et d’enseignants grecs ont manifesté dans plusieurs villes du pays pour dénoncer la dégradation du système éducatif public. Cette journée de mobilisation nationale s’inscrit dans un contexte plus large de revendications sociales en Europe, notamment en France. Les manifestants dénoncent ce qu’ils qualifient de démantèlement progressif de l’éducation publique, c’est-à-dire une détérioration continue des conditions d’enseignement et des moyens alloués aux écoles et universités. Les cortèges, organisés à Athènes et dans d’autres villes, ont mis en lumière des problèmes structurels comme le manque de personnel enseignant, des bâtiments scolaires en mauvais état et des difficultés financières accrues pour les familles.

Revendications des manifestants

Les manifestants grecs ont formulé plusieurs revendications précises pour améliorer le système éducatif public. Parmi elles figurent la prise en charge immédiate des pénuries de personnel, c’est-à-dire un recrutement accru d’enseignants et de personnel administratif pour réduire les classes surchargées. Ils demandent également la sécurité des bâtiments scolaires, soulignant que l’état de ces infrastructures est particulièrement préoccupant, avec des risques d’effondrements ou d’accidents. D’autres revendications incluent l’augmentation des salaires des enseignants, jugés trop bas pour couvrir les besoins quotidiens, ainsi que la gratuité des transports scolaires pour les élèves. Les manifestants réclament aussi la présence permanente de psychologues, assistants sociaux et infirmières scolaires pour soutenir les élèves, ainsi qu’un renforcement du soutien pédagogique pour pallier les lacunes du système.

Précarité étudiante et inflation

La situation économique en Grèce aggrave les difficultés du système éducatif. Les étudiants doivent souvent payer des cours privés l’après-midi pour compléter leur formation scolaire, car l’enseignement public ne suffit plus à couvrir leurs besoins. Cette pratique, généralisée, est critiquée car elle creuse les inégalités entre les familles capables de payer ces cours et celles qui ne le peuvent pas. Par ailleurs, l’inflation et la hausse du coût de la vie, notamment celui du logement, rendent les études encore plus inaccessibles. Le journal Ta Nea souligne que la nouvelle année universitaire a débuté dans un contexte d’incertitude financière pour les étudiants, qui peinent à subvenir à leurs besoins quotidiens et à leurs dépenses liées aux études. Cette précarité menace la stabilité du système éducatif grec.

Ce que ça pourrait changer

Les médias grecs ont relayé les revendications des manifestants avec des analyses contrastées. Le journal de centre droit *Kathimerini* a évoqué une possible *vague d’occupations* dans les établissements scolaires, reflétant le mécontentement croissant des élèves et des enseignants. Ce terme désigne des actions de protestation où des bâtiments publics sont occupés pour attirer l’attention sur une cause. Le même journal a souligné que l’état des bâtiments scolaires est *préoccupant*, sans préciser de chiffres ou de détails techniques. De son côté, *Ta Nea*, un autre média grec, a mis en avant la *précarité financière* des étudiants, soulignant que l’inflation et le coût du logement rendent les études inaccessibles pour une partie de la population. Ces réactions médiatiques illustrent l’ampleur de la crise éducative en Grèce.

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