L’enquête du FBI dévoile des détails sur les armes de la tireuse de Tumbler Ridge
Une déclaration sous serment allègue qu’elle aurait volé des armes et des munitions dans le coffre-fort de sa famille..
L’enquête du FBI, rendue publique mardi, révèle de nouveaux détails sur les armes et leur acquisition par Jesse Van Rootselaar, l’autrice présumée de la tuerie de Tumbler Ridge en Colombie-Britannique. Ces informations proviennent d’un acte d’accusation déposé contre James Bryant, un suspect américain de 30 ans, accusé de conspiration pour meurtre à l’étranger. Selon une déclaration sous serment d’un agent du FBI, Bryant aurait affirmé que Van Rootselaar, âgée de 18 ans au moment des faits, aurait volé des armes et des munitions dans le coffre-fort familial pour préparer une tuerie de masse. Ces allégations n’ont pas encore été vérifiées devant un tribunal. La tuerie, survenue le 10 février, a fait huit victimes : la mère et le frère de Van Rootselaar à leur domicile, ainsi que cinq élèves et une assistante pédagogique dans une école secondaire de Tumbler Ridge. Van Rootselaar s’est ensuite donné la mort sur place.
D’après les échanges entre Van Rootselaar et Bryant, rapportés par le FBI, la jeune femme aurait obtenu des armes de plusieurs manières. Elle aurait d’abord volé des armes et des munitions dans le coffre-fort de sa famille, les cachant ensuite dans sa chambre. Elle aurait également convaincu une personne d’acheter des munitions pour son compte. Une arme aurait été restituée à Van Rootselaar après avoir été confisquée par la GRC (Gendarmerie royale du Canada), l’unité policière fédérale canadienne. Ces détails proviennent de discussions en ligne sur la plateforme Discord, où Van Rootselaar aurait aussi mentionné posséder une poignée avant imprimée en 3D, des chargeurs et un dispositif de commutation pour un fusil SKS. Ce dernier terme fait probablement référence à un dispositif de conversion en mitrailleuse, un accessoire illégal permettant de transformer un fusil semi-automatique en arme automatique, plus difficile à contrôler et bien plus dangereuse.
Une photo incluse dans l’acte d’accusation montre Van Rootselaar, identifiée comme la tireuse, tenant un fusil vert olive équipé d’une lunette de visée et d’un silencieux (un dispositif atténuant le bruit de la détonation), le matin même de l’attaque. Le silencieux est orné des bandes bleues, blanches et roses du drapeau de la fierté transgenre, symbolisant l’identité de genre de Van Rootselaar, qui s’identifiait comme une personne transgenre. Une autre arme, un fusil de chasse de marque Canuck, aurait également été utilisée. Van Rootselaar aurait expliqué à Bryant que son SKS avait un viseur déréglé, car confisqué sans précaution par la police, ce qui rendait l’arme imprécise : « Les policiers ont un peu déréglé mon SKS en le confisquant sans ménagement. Ainsi, l’arme part trop haut et vers la gauche. » Elle aurait ajouté que régler le viseur aurait demandé « beaucoup de travail », mais qu’elle comptait mener son projet malgré tout. Bryant aurait commenté : « J’adore les autocollants […] ce serait tellement drôle de les voir sur les photos de l’incident. »
James Bryant, l’accusé américain de 30 ans, est au cœur de l’enquête du FBI. Il est poursuivi pour conspiration en vue de commettre un meurtre à l’étranger, un chef d’accusation grave aux États-Unis. Selon les déclarations de Bryant rapportées par le FBI, il aurait échangé pendant des mois avec Van Rootselaar sur Discord, une plateforme de messagerie et de discussion en ligne. Bryant aurait confirmé que Van Rootselaar lui avait confié ses projets, notamment le vol d’armes, l’achat de munitions et l’utilisation d’accessoires illégaux comme le dispositif de conversion en mitrailleuse. Ces échanges, bien que non vérifiés devant un tribunal, fournissent des pistes sur la préparation de la tuerie. Bryant s’identifie comme une femme, tandis que Van Rootselaar était une personne transgenre. L’enquête criminelle de la GRC se poursuit, mais la publication d’informations a été limitée pour ne pas compromettre les hypothèses des enquêteurs.
La *GRC* (*Gendarmerie royale du Canada*), principale force policière fédérale canadienne, mène l’enquête criminelle sur la tuerie de Tumbler Ridge. Selon le commissaire adjoint Elija Rain, qui assure l’intérim à la tête de la GRC en Colombie-Britannique, les enquêteurs ont réalisé des *progrès substantiels* dans l’enquête. Cependant, la publication d’informations a été restreinte pour éviter de compromettre les pistes et les actions en cours. La tuerie a eu lieu le 10 février, faisant huit victimes, dont des membres de la famille de Van Rootselaar et des élèves d’une école secondaire. Van Rootselaar s’est ensuite suicidée sur les lieux. Les détails sur les motivations exactes de la tireuse restent flous, mais l’enquête cherche à établir les circonstances précises de l’attaque et la provenance des armes utilisées.

