Comment choisir des fournitures scolaires plus écolos ( et moins mauvaises pour la santé) ?
Feutres parfumés, cahiers à couverture plastifiée, lot de produits surdimensionnés… Certaines fournitures scolaires ne sont pas de bons choix pour la santé et l'environnement. Nos conseils pour des courses de rentrée plus vertes.
Pour les cahiers et les blocs-notes, l’article recommande de choisir des produits en papier recyclé, idéalement avec un label écologique comme FSC Recyclé ou Écolabel EU. Le papier recyclé est fabriqué à partir de fibres de papier déjà utilisées, ce qui réduit la consommation de bois et d’énergie nécessaire à sa production. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), produire 1 tonne de papier recyclé consomme 20 fois moins d’eau et 2 fois moins d’énergie que le papier vierge. En France, seulement 20 % du papier utilisé en 2022 était recyclé, alors que 60 % des déchets papier pourraient l’être. Les cahiers en papier recyclé sont souvent un peu plus chers (entre 10 % et 30 % de plus), mais leur impact environnemental est bien moindre. Les labels garantissent que le papier contient au moins 50 % de fibres recyclées pour Écolabel EU et 100 % pour FSC Recyclé.
L’article met en garde contre les fournitures contenant du PVC (polychlorure de vinyle), un plastique toxique et difficile à recycler. Les stylos, règles, trousses ou classeurs en PVC libèrent des substances chimiques comme les phtalates, suspectées d’être des perturbateurs endocriniens. En Europe, la réglementation REACH limite l’usage de certains phtalates, mais leur présence reste courante dans les produits bon marché. Préférer des alternatives en bois non traité, en métal ou en plastiques recyclés (comme le PP ou PEHD). Les stylos en bambou, par exemple, sont biodégradables et leur production émet 30 % de CO₂ en moins que ceux en plastique. Les coûts varient, mais les fournitures en matériaux naturels ou recyclés sont souvent comparables aux produits classiques.
Les colles classiques contiennent souvent des solvants comme le toluène ou le xylène, des composés organiques volatils (COV) nocifs pour la santé et l’environnement. Ces substances peuvent provoquer des maux de tête, des irritations ou des allergies, surtout en cas d’exposition prolongée. L’article conseille d’opter pour des colles sans solvants, identifiables par des labels comme Écolabel EU ou NF Environnement. Ces colles à base d’eau ou de résines naturelles sont tout aussi efficaces pour les usages scolaires. En France, 80 % des colles vendues en grandes surfaces contiennent encore des solvants, selon une étude de l’UFC-Que Choisir en 2021. Leur prix est légèrement supérieur (environ 1 à 2 € de plus par tube), mais leur impact sanitaire et écologique est bien moindre.
Les crayons en graphite (le « plomb » des crayons) sont souvent entourés de bois, généralement du cèdre ou du pin. Pour éviter la déforestation, l’article recommande de choisir des crayons en bois issu de forêts gérées durablement, certifiées par le label FSC ou PEFC. Ces labels garantissent que le bois provient de forêts où la régénération est assurée et que les pratiques d’abattage respectent l’environnement. Un crayon en bois non certifié peut contribuer à la déforestation de l’Amazonie ou d’Asie du Sud-Est, où 30 % de la production mondiale de bois provient de sources illégales. Les crayons en bois recyclé ou en matériaux alternatifs (comme le bambou) sont aussi des options écologiques. Leur prix reste proche de celui des crayons classiques (entre 0,20 € et 1 € l’unité).
Les feutres et surligneurs traditionnels contiennent souvent des solvants ou des composés organiques volatils (COV), comme le méthanol ou l’éthanol, qui peuvent irriter les voies respiratoires et polluer l’air intérieur. L’article propose de privilégier les feutres à base d’eau, reconnaissables à leur étiquette sans solvants ou à base d’eau. Ces produits sont moins toxiques pour les enfants et pour l’environnement, car ils ne rejettent pas de COV dans l’atmosphère. En 2023, seulement 15 % des feutres vendus en France étaient sans solvants, selon une enquête de Greenpeace. Leur durée de vie est similaire à celle des feutres classiques, et leur prix est légèrement plus élevé (entre 2 € et 5 € la boîte de 10).
Plutôt que d’acheter systématiquement du neuf, l’article encourage à **réutiliser** ou **réparer** les fournitures scolaires. Par exemple, un cartable ou une trousse en bon état peut servir plusieurs années, tout comme les classeurs ou les étuis à crayons. En France, 30 % des déchets de fournitures scolaires pourraient être évités par la réutilisation, selon l’ADEME. Pour les articles abîmés, des solutions comme le *reconditionnement* ou la *réparation* (par exemple, changer une fermeture éclair) prolongent leur durée de vie. Les magasins de seconde main ou les plateformes de don (comme *Geev* ou *Donnons.org*) permettent aussi d’acheter des fournitures d’occasion à moindre coût. Cette approche réduit non seulement l’empreinte écologique, mais aussi le budget des familles, qui dépensent en moyenne 150 € par enfant et par an en fournitures scolaires.

