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« La plus grande ingérence du fédéral » depuis 1995, craint PSPP

ICI Radio-Canada · mis à jour 4 sept.

Le chef du PQ a laissé entendre que le gouvernement Carney tente d'influencer la campagne électorale..

Accusation d'ingérence fédérale

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), a exprimé des craintes concernant une possible ingérence du gouvernement fédéral canadien dans la campagne électorale québécoise de 2026. Il a qualifié cette situation de la plus grande ingérence du fédéral dans les affaires québécoises depuis 1995, une année marquée par le référendum sur la souveraineté du Québec. Selon lui, cette ingérence se manifeste par une série d'annonces fédérales récentes, comme un investissement de 11 milliards de dollars au chantier maritime Davie ou un financement de 4,7 milliards de dollars pour la construction de voitures de train à La Pocatière. Le PQ dénonce également une coordination entre le gouvernement fédéral, dirigé par Mark Carney, et la Coalition avenir Québec (CAQ), notamment sur des questions économiques comme la guerre tarifaire entre le Canada et les États-Unis. St-Pierre Plamondon a souligné que ces actions contrastent avec l'absence d'intérêt fédéral pendant huit ans sous le gouvernement précédent de la CAQ.

Réponse de la CAQ et du fédéral

Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) et candidate à la réélection, a rejeté catégoriquement les accusations d'ingérence. Elle a affirmé que les annonces fédérales récentes étaient bénéfiques pour le Québec et qu'elles n'auraient pas eu lieu sous un gouvernement péquiste. Fréchette a également évoqué des excuses reçues d'Ottawa après avoir défendu l'utilisation de la clause dérogatoire par le Québec, un outil juridique permettant de contourner certaines lois fédérales. Elle a réitéré sa position : Je ne travaille pas pour Ottawa, je ne travaille pas contre Ottawa, je travaille pour le Québec, soulignant ainsi son indépendance face au gouvernement fédéral. Ces déclarations visaient à rassurer sur l'autonomie du gouvernement québécois dans la gestion des dossiers provinciaux.

Mission Leadership Québec en cause

Le Parti québécois (PQ) a pointé du doigt un organisme nommé Mission Leadership Québec, qu'il qualifie d'obscur et occulte, accusant cet organisme d'avoir des liens avec le Parti libéral du Canada (PLC) et d'avoir organisé des événements de campagne pour l'équipe de Christine Fréchette. Le PQ a demandé au Directeur général des élections du Québec (DGEQ) d'enquêter sur d'éventuelles contributions illégales de cet organisme en faveur de la CAQ. St-Pierre Plamondon a évoqué un complot derrière ces actions, suggérant une stratégie fédérale pour influencer l'élection. Cependant, Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ), a minimisé ces accusations en qualifiant les craintes du PQ de machination et en soulignant que la CAQ agissait par opportunisme, et non par conviction fédéraliste.

Ce que ça pourrait changer

Christine Fréchette a précisé que son parti n'entretenait qu'un contrat limité avec Mission Leadership Québec, portant uniquement sur l'organisation de deux assemblées publiques. Elle a refusé d'analyser la gestion interne de cet organisme, se concentrant sur les actions concrètes de son parti. Charles Milliard, du PLQ, a également critiqué les accusations du PQ, affirmant que la CAQ n'était pas fédéraliste par conviction, mais par opportunisme politique. Ces échanges illustrent les tensions entre les partis politiques québécois concernant l'influence du gouvernement fédéral dans les affaires provinciales, surtout en période électorale. Les allégations et démentis reflètent une bataille politique autour de la souveraineté et de l'autonomie du Québec.

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