Le président général du SFPQ démissionne au milieu d’une crise
Christian Daigle veut éviter que sa présence détourne le SFPQ de sa mission première et de ses enjeux..
Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), qui représente environ 40 000 fonctionnaires du gouvernement du Québec, traverse une crise majeure depuis plusieurs mois. Cette situation est liée à des cas de harcèlement psychologique au sein même du syndicat. Trois employées du SFPQ ont été victimes de comportements vexatoires, incluant des propos intimidants, méprisants et abusifs, ainsi que des sanctions disproportionnées comme des suspensions ou des congédiements. Une arbitre du travail, Maureen Flynn, a rendu une sentence le 27 mars 2026 confirmant que le SFPQ, en tant qu’employeur, avait participé à ces actes de harcèlement en acceptant des mesures disciplinaires déraisonnables. Ces révélations ont profondément ébranlé l’organisation et ses membres.
Face à cette crise, Christian Daigle, président général du SFPQ depuis 2016 et membre de son exécutif national depuis plus de 20 ans, a annoncé sa démission immédiate le 28 septembre 2026. Il justifie sa décision par le risque que sa présence devienne une distraction pour le syndicat et ses membres, nuisant ainsi à la défense des droits des travailleurs qu’il représente. Daigle a été relevé provisoirement de ses fonctions le 11 juin 2026 par l’exécutif national du SFPQ, sans que les motifs exacts de cette mesure n’aient été rendus publics. Dans une lettre adressée aux membres, il explique que sa démission vise à préserver l’unité, la capacité d’action et les énergies du SFPQ pour ses missions essentielles.
L’arbitre Maureen Flynn a statué que le SFPQ avait pris part à du harcèlement psychologique envers trois de ses employées en acceptant des mesures administratives et disciplinaires qu’il savait ou devait savoir blessantes et humiliantes. Ces mesures incluaient des suspensions et des congédiements, jugés disproportionnés par l’arbitre. La sentence arbitrale du 27 mars 2026 a révélé que le syndicat avait agi en toute connaissance de cause, aggravant ainsi la situation pour les victimes. Cette décision a marqué un tournant dans la crise, poussant l’exécutif du SFPQ à agir, notamment en relevant temporairement Christian Daigle de ses fonctions.
Depuis la révélation des cas de harcèlement et la démission de Christian Daigle, le SFPQ reste sous haute tension. L’organisation, qui défend les droits de 40 000 fonctionnaires québécois, doit désormais faire face à une perte de crédibilité et à des interrogations sur sa capacité à gérer cette crise. Les motifs exacts du retrait provisoire de Daigle en juin 2026 n’ont jamais été communiqués aux membres, ce qui alimente les spéculations. Le syndicat doit maintenant se reconstruire et retrouver la confiance de ses membres tout en gérant les conséquences juridiques et internes de cette affaire. Aucune information supplémentaire n’a été publiée sur les prochaines étapes ou sur un éventuel successeur.

