NapseflowNapseflow
Tech

La règle du découvert bancaire change dans quelques jours en France : des millions de Français sont en danger

Presse-Citron · mis à jour 4 oct.

Bientôt, la banque pourra refuser votre découvert si elle estime que vos finances ne le permettent pas. Problème : 22 % des Français déclarent être à découvert tous les mois ou presque..

Nouvelle règle à partir de novembre

À partir du 20 novembre 2026, une réforme majeure va transformer la gestion des découverts bancaires en France. Jusqu’ici, les banques accordaient presque automatiquement un découvert, c’est-à-dire la possibilité de retirer plus d’argent que ce que l’on possède sur son compte. Désormais, cette pratique sera encadrée comme un crédit à la consommation. Concrètement, toute demande de découvert dépassant 200 euros ne sera plus automatique. Les banques devront analyser la situation financière du client avant de valider ou non la demande. Cette mesure s’inscrit dans une directive européenne transposée en droit français via une ordonnance de septembre 2025, visant à protéger les consommateurs contre le surendettement. Les établissements financiers devront désormais fournir un document détaillé précisant le coût du découvert, son taux d’intérêt (le TAEG) et les conditions de remboursement, comme pour un prêt classique.

Qui sera concerné par cette réforme

Cette réforme va toucher directement un Français sur quatre, car 22 % des ménages déclarent être à découvert tous les mois ou presque. Les personnes les plus concernées sont les foyers modestes et les familles avec enfants, qui utilisent souvent le découvert pour équilibrer leurs fins de mois. Par exemple, Kévin, 22 ans, explique travailler à temps plein et en week-end, mais ne pas avoir assez de revenus pour couvrir ses dépenses. Les banques pourraient désormais refuser ces demandes si elles estiment que le client n’est pas solvable, c’est-à-dire qu’il ne dispose pas de revenus suffisants ou stables pour rembourser. Les ménages aisés, eux, auront plus de facilité à obtenir un découvert, ce qui pourrait creuser les inégalités. Les découverts déjà existants ne seront pas concernés par cette réforme, qui ne sera pas rétroactive.

Ce que ça pourrait changer

Pour les banques, cette réforme implique un changement administratif important. Elles devront conserver des justificatifs pour chaque demande de découvert et proposer des offres conformes au droit du crédit. Cela leur permettra de réduire leurs risques, tout en offrant une meilleure protection aux clients. Cependant, les ménages modestes pourraient se retrouver dans une situation plus difficile, car ils risquent de ne plus avoir accès au découvert, qui leur servait souvent de filet de sécurité. Les institutions financières devront également afficher clairement les coûts associés au découvert, comme le taux d’intérêt annuel effectif global (TAEG), qui inclut tous les frais. Cette transparence vise à éviter les mauvaises surprises pour les clients. Enfin, les banques devront évaluer la solvabilité des clients en fonction de leurs revenus, dépenses et crédits en cours, comme pour un prêt classique.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.