NapseflowNapseflow
Généraliste

Les lycéens de nouveau dans la rue mardi pour un acte V du mouvement

Le Devoir · mis à jour il y a 2 j

L’Union syndicale des lycéens exige toujours la suppression de la plateforme d’orientation Parcoursup..

Nouvelle mobilisation

Mardi 12 octobre 2026, les lycéens français organisent un cinquième jour de manifestations nationales, malgré les vacances scolaires approchantes. Le gouvernement espère une baisse de la mobilisation, mais les organisations lycéennes et étudiantes, comme l’Union syndicale des lycéens (USL), maintiennent leur appel à la grève. À Paris, la manifestation partira à 14h de la place d’Italie pour rejoindre les Invalides, près des lieux de pouvoir comme Matignon (bureaux du Premier ministre) et le ministère de l’Éducation. Une autre manifestation non déclarée est également prévue de l’Hôtel de ville vers Matignon. Les organisateurs justifient cette mobilisation par le sentiment de ne pas être écoutés, comme l’a souligné l’USL sur le réseau social X (ex-Twitter).

Revendications principales

Les lycéens réclament deux mesures principales : la suppression de la plateforme Parcoursup, un outil numérique utilisé pour l’orientation post-bac, et un investissement de 10 milliards d’euros pour améliorer les lycées. Parcoursup est critiquée pour son manque de transparence et son impact sur l’orientation des élèves. Le leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon soutient cette demande. Les manifestants espèrent aussi rejoindre le mouvement contre la hausse du coût de la vie prévu le 17 octobre, premier jour des vacances de la Toussaint. Félix Nifaut, lycéen en terminale à Muret (près de Toulouse), souligne que cette journée pourrait rassembler différents groupes sociaux, des parents aux travailleurs.

Réponse du gouvernement

Le gouvernement reconnaît une baisse de la mobilisation, avec 96,5% des établissements scolaires ouverts lundi (contre 172 fermés vendredi), mais signale une augmentation des violences. Huit personnels de l’Éducation nationale ont été blessés lundi. Le président Emmanuel Macron a appelé à des manifestations « dans le calme, dans l’ordre et dans le respect des personnes et des biens ». Pour répondre aux revendications, le ministre de l’Éducation Édouard Geffroy a annoncé le déploiement urgent de 3 000 professeurs remplaçants dans les lycées les plus touchés. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a aussi promis des amendements au budget 2027 reprenant certaines propositions issues d’une plateforme de concertation avec les lycéens, notamment sur les emplois du temps surchargés et les problèmes de bâtiments.

Bilan des précédentes mobilisations

Lors du premier jour de manifestations (mardi 5 octobre 2026), entre 266 000 (selon les autorités) et 450 000 manifestants (selon les organisateurs) ont défilé en France, dont entre 56 000 et 100 000 à Paris. Jeudi 7 octobre, 71 500 manifestants ont été recensés dans le pays. Pour mardi 12 octobre, les autorités policières estiment entre 130 000 et 200 000 manifestants attendus dans les rues. Le mouvement, né mi-septembre en région parisienne, s’est étendu à toute la France pour protester contre le manque de moyens dans les lycées, les professeurs non remplacés, les bâtiments en mauvais état et les emplois du temps trop chargés. Les violences, comme des affrontements ou des blessures graves (un mineur a perdu un œil et un autre a eu une main arrachée), ont poussé le gouvernement à renforcer le maintien de l’ordre.

Ce que ça pourrait changer

Ce mouvement s’inscrit dans un contexte de tensions sociales en France, avec une mobilisation contre la vie chère prévue le 17 octobre. Les lycéens, bien que moins nombreux que lors des premières manifestations, maintiennent la pression pour obtenir des réponses concrètes. Le gouvernement, après avoir privilégié une réponse policière, tente désormais une approche plus politique en répondant partiellement à certaines revendications, comme le déploiement de professeurs remplaçants ou des amendements budgétaires. Cependant, ces mesures ne convainquent pas pleinement les organisations lycéennes, qui exigent des changements structurels, notamment la suppression de *Parcoursup* et un plan d’investissement massif.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.