L’inflation s’accélère aux États-Unis à moins de trois semaines des élections de mi-mandat
L’inflation, alimentée notamment par l’envolée des prix du carburant, s’est accélérée en septembre aux États-Unis, atteignant 3,7 % sur un an. Une très mauvaise nouvelle pour Donald Trump et le parti républicain, à moins de trois semaines des élections de mi-mandat..
En septembre 2026, l’inflation aux États-Unis a atteint 3,7 % sur un an, marquant une accélération par rapport aux mois précédents. Cette hausse des prix est mesurée à l’aide de l’indice des prix à la consommation (CPI), un indicateur économique qui suit l’évolution du coût d’un panier de biens et services courants (alimentation, logement, transport, etc.). Cette augmentation de 3,7 % est la plus forte enregistrée en cinq mois, avec une hausse mensuelle de 0,6 % en septembre. Les économistes et les médias soulignent que cette accélération est bien supérieure aux prévisions, qui tablaient sur une inflation annuelle de 3,6 %. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle survient à moins de trois semaines des élections de mi-mandat américaines, un scrutin où les citoyens renouvellent une partie du Congrès.
L’envolée des prix de l’énergie est le principal facteur de cette inflation. Le prix de l’essence a augmenté de 9,1 % en septembre, soit une hausse de 34 % sur un an, tandis que celui du mazout a grimpé de 15,3 %, représentant une augmentation de plus de 74 % par rapport à septembre 2025. Cette flambée des coûts énergétiques est directement liée à la guerre en Iran, qui perturbe les approvisionnements et fait monter les prix du pétrole et des produits dérivés. Par ailleurs, le rapport du ministère du Travail américain révèle un rebond des coûts du logement et des loyers, un élément clé de l’inflation qui s’était temporairement stabilisé au printemps et en été. Ces deux facteurs combinés expliquent l’essentiel de la hausse des prix observés.
Cette accélération de l’inflation tombe à un moment politique critique aux États-Unis, à quelques semaines des élections de mi-mandat. Les Républicains, dont fait partie l’ancien président Donald Trump, sont sous pression, car les électeurs considèrent l’économie comme leur principale préoccupation. Les sondages montrent que les Américains sont mécontents du coût de la vie élevé, une situation exacerbée par les politiques de Trump, notamment les droits de douane (taxes sur les importations) et la guerre en Iran. Les démocrates en profitent pour critiquer l’action du président, l’accusant d’avoir fait exploser le coût de la vie en Amérique. La Maison-Blanche, quant à elle, défend son bilan en affirmant que les prix des produits alimentaires sont restés stables.
La Banque centrale américaine (la Fed) pourrait réagir à cette inflation en relevant ses taux d’intérêt, une mesure qui rendrait le crédit plus cher pour les ménages et les entreprises. Une telle décision aggraverait la pression financière sur les Américains, déjà touchés par la hausse des prix. Jusqu’à présent, certains responsables de la Fed avaient minimisé la nécessité d’une hausse des taux avant la fin du mois d’octobre. Cependant, les nouvelles données sur l’inflation ont relancé les spéculations sur une intervention dès la prochaine réunion de la Fed, prévue les 27 et 28 octobre. Cette situation crée une tension entre la nécessité de lutter contre l’inflation et les risques politiques pour le gouvernement en place.
Les électeurs américains se rendent aux urnes le 3 novembre 2026 avec des préoccupations économiques similaires à celles de novembre 2024, lorsque Donald Trump avait été élu en promettant une amélioration de la situation économique. Pourtant, depuis son arrivée au pouvoir, l’inflation a persisté, voire s’est aggravée, notamment en raison de la guerre en Iran et des mesures protectionnistes comme les droits de douane. Les démocrates, comme le représentant *Pete Buttigieg*, soulignent que cette inflation n’est pas due à une pandémie ou à une catastrophe naturelle, mais bien à des choix politiques. Ils accusent Trump d’avoir échoué à tenir ses promesses de baisse des prix, malgré les allègements fiscaux accordés aux entreprises.

