Un accord commercial É.-U.-Canada pourrait être conclu « assez rapidement », selon Trump
Il a toutefois réitéré ses critiques disant que le Canada maltraite, selon lui, les agriculteurs américains..
Le président américain Donald Trump a déclaré le 12 septembre 2026, lors d’un déplacement en Irlande, que les États-Unis et le Canada pourraient conclure un accord commercial « assez rapidement ». Selon lui, le Canada serait « désireux » de finaliser cet accord. Trump a souligné que cet accord serait bénéfique pour les deux pays, tout en réitérant ses critiques envers le Canada, l’accusant de traiter injustement les agriculteurs américains en maintenant des droits de douane sur certains produits agricoles. Ces droits de douane sont des taxes imposées par un pays sur les marchandises importées depuis un autre pays, ce qui peut rendre ces produits plus chers ou moins compétitifs sur le marché local. Trump a également mentionné que le Canada devrait supprimer ces taxes pour faciliter les échanges commerciaux entre les deux nations.
Les relations commerciales entre les États-Unis et le Canada sont régulièrement marquées par des tensions, notamment sur les questions agricoles. Trump a rappelé que le Canada imposait des droits de douane sur certains produits américains, comme les produits laitiers, ce qui limite leur accès au marché canadien. Ces droits de douane sont souvent au cœur des négociations commerciales entre les deux pays, car ils protègent les producteurs locaux mais peuvent aussi créer des déséquilibres dans les échanges. Par exemple, les États-Unis exportent chaque année pour des milliards de dollars de produits agricoles vers le Canada, et toute restriction tarifaire peut avoir un impact significatif sur ces échanges. Trump a insisté sur la nécessité de supprimer ces barrières pour renforcer la coopération économique entre les deux voisins.
Cet accord commercial s’inscrit dans un contexte où les relations commerciales entre les États-Unis et le Canada sont un enjeu électoral aux États-Unis, notamment pour les élections de mi-mandat. Les deux pays sont des partenaires commerciaux majeurs, avec un volume d’échanges estimé à plus de 700 milliards de dollars américains par an. Un accord commercial pourrait donc avoir un impact significatif sur l’économie des deux pays, en facilitant les échanges de biens et de services. Cependant, les négociations commerciales sont souvent complexes, car elles impliquent des compromis entre les intérêts des différents secteurs économiques, comme l’agriculture, l’industrie ou les services.
Lors de sa visite en Irlande, Donald Trump a également exprimé son soutien à l’idée d’une réunification de l’île d’Irlande, divisée depuis 1921 entre la République d’Irlande (indépendante) et l’Irlande du Nord (appartenant au Royaume-Uni). Trump a déclaré qu’il « adorerait voir cette réunification se réaliser », tout en précisant que le Royaume-Uni aurait son mot à dire dans ce processus. Cette déclaration intervient dans un contexte où le gouvernement britannique a récemment exclu la tenue d’un référendum sur la sortie de l’Irlande du Nord du Royaume-Uni, comme le prévoit l’accord de paix du Vendredi Saint signé en 1998. Ce traité a mis fin à trente ans de conflit (The Troubles) entre les communautés unionistes (favorables au maintien dans le Royaume-Uni) et nationalistes (favorables à une réunification avec l’Irlande).
La visite de Donald Trump en Irlande a également été marquée par des manifestations contre la guerre au Moyen-Orient et contre sa présence dans le pays. L’Irlande est connue pour son positionnement antiguerre et propalestinien, et Dublin a récemment adopté une loi restreignant le commerce de marchandises avec les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée. Cette loi a suscité des critiques de la part des États-Unis, qui soutiennent généralement Israël. Malgré ces tensions, le premier ministre irlandais Micheal Martin a souligné l’importance des relations économiques entre l’Irlande et les États-Unis, qui sont très fortes. Trump a également été reçu par la présidente irlandaise Catherine Connolly, une figure politique de gauche connue pour son franc-parler, qui avait participé à une manifestation contre sa visite précédente en 2019.

