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Géopolitique

Au Népal, la bataille pour secourir les centaines de personnes piégées dans des tunnels

Courrier International · mis à jour il y a 17 j

Vendredi 4 septembre, neuf jours après la coulée de boue dévastatrice, deux employés d’une centrale hydroélectrique ont pu être extraits d’un tunnel où ils étaient coincés. Plus de 900 personnes resteraient piégées dans des structures souterraines, où elles pourraient survivre jusqu’à dix-sept jours, selon un expert..

Catastrophe au Népal

Le 4 septembre 2026, au Népal, une coulée de boue dévastatrice a causé la mort d’au moins 1 280 personnes et entraîné la disparition de plus de 5 600 individus. Cette catastrophe, survenue près de la frontière avec le Tibet, a piégé des centaines de personnes dans des tunnels situés le long de la rivière Bhote Koshi. Ces tunnels font partie de centrales hydroélectriques, des installations conçues pour exploiter l’énergie des rivières de montagne à fort débit. Les secouristes tentent depuis plusieurs jours de localiser et d’extraire les survivants, mais les conditions restent extrêmement difficiles en raison des débris et de la boue accumulés.

Personnes piégées

Plus de 900 employés de centrales hydroélectriques seraient coincés dans une dizaine de tunnels souterrains après l’avalanche de glace, de roches, de boue et d’eau. Selon un expert cité par le média ABC, ces personnes pourraient survivre jusqu’à dix-sept jours dans ces structures, grâce à des aménagements spécifiques. Les tunnels abritent en effet des pièces équipées de provisions, d’eau et de matériel de survie, ce qui améliore considérablement leurs chances de survie par rapport à des personnes ensevelies sous des débris en surface. Deux employés ont déjà été secourus après neuf jours de captivité.

Opérations de sauvetage

Des secouristes travaillent jour et nuit pour tenter de rejoindre les personnes piégées dans les tunnels. Les opérations sont menées dans des conditions extrêmes, avec des risques d’effondrements et des accès difficiles. Les équipes utilisent des équipements spécialisés pour creuser ou pomper la boue, tout en évitant d’aggraver la situation. La priorité est donnée à la localisation des personnes encore en vie, mais les chances de les retrouver diminuent avec le temps. Les autorités locales et les médias locaux, comme The Kathmandu Post, suivent de près l’évolution de la situation.

Contexte des centrales

Les tunnels concernés font partie de la centrale hydroélectrique Upper Trishuli 3A, située dans la région de Rasuwa. Ces infrastructures sont construites pour capter l’énergie des rivières himalayennes, dont le débit est souvent impétueux en raison des conditions géographiques et climatiques. Cependant, ces mêmes caractéristiques rendent ces zones vulnérables aux catastrophes naturelles, comme les coulées de boue ou les avalanches. Les centrales hydroélectriques sont essentielles pour l’économie népalaise, mais leur exploitation comporte des risques importants dans un pays exposé aux aléas naturels.

Ce que ça pourrait changer

Cette opération de sauvetage est l’une des plus désespérées du pays, en raison du nombre élevé de personnes concernées et des conditions extrêmes. Les autorités doivent également gérer les conséquences humanitaires de la catastrophe, avec des milliers de familles affectées et des infrastructures endommagées. Le Népal, déjà confronté à des défis économiques et climatiques, voit cette crise aggraver sa situation. Les experts soulignent l’importance de renforcer les mesures de prévention et de sécurité dans les zones à risque, afin d’éviter de futures tragédies similaires.

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