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Géopolitique

Économie russe : en 40 jours de frappes, l’Ukraine aurait causé des dégâts équivalant à 1 % du PIB

Le Grand Continent · mis à jour il y a 17 j

Ces surprenantes déclarations du président russe pourraient servir à justifier une nouvelle escalade en Ukraine. L’article Économie russe : en 40 jours de frappes, l’Ukraine aurait causé des dégâts équivalant à 1 % du PIB, selon Poutine est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Déclarations de Poutine

Lors d'une conférence de presse le 1er septembre 2026 à Bichkek (Kirghizistan), le président russe Vladimir Poutine a affirmé que les frappes ukrainiennes en mer Noire et en mer d'Azov avaient causé des dégâts économiques équivalant à environ 1 % du produit intérieur brut (PIB) de la Russie. Selon ses propos, ces dégâts s'élèveraient à environ 22 milliards d'euros. Poutine a précisé que ces attaques avaient endommagé une centaine de navires russes, tout en minimisant leur impact en le qualifiant de non critique. Il a également souligné que l'Ukraine ne pouvait pas infliger de préjudice majeur à la Russie, mais a reconnu l'existence de pertes économiques. Ces déclarations interviennent dans un contexte où les frappes ukrainiennes ciblent des infrastructures stratégiques, comme les ports et les navires transportant des ressources énergétiques ou alimentaires.

Cibles des frappes

Les frappes ukrainiennes mentionnées par Poutine concernent principalement les navires en mer Noire et en mer d'Azov, ainsi que des infrastructures logistiques et énergétiques. Parmi les cibles potentielles figurent les navires transportant du pétrole, du gaz ou des denrées alimentaires, mais aussi des entrepôts et centres logistiques, comme ceux de la plateforme de e-commerce Wildberries, attaqués à plusieurs reprises depuis mi-juillet 2026. Les pertes pour cette dernière se chiffrent en milliards de dollars. Ces attaques ont également visé des infrastructures de transport et énergétiques, bien que Poutine n'ait pas précisé leur inclusion dans le calcul des 22 milliards d'euros de dégâts. Ces cibles civiles et économiques sont stratégiques pour l'économie russe, car elles perturbent les chaînes d'approvisionnement et les exportations.

Impact sur l'économie russe

La Banque centrale de Russie a reconnu, dans une note publiée le 1er septembre 2026, que les frappes ukrainiennes avaient un impact sur l'économie du pays. Elle anticipe un ralentissement de la croissance au troisième trimestre 2026, attribuant cette baisse à une perte temporaire de capacités de production et de logistique. Les aéroports de Moscou, comme Vnoukovo et Cheremetievo, ont été contraints de suspendre leurs activités pendant deux nuits consécutives après une déclaration de Volodymyr Zelensky, président ukrainien, déclarant le ciel russe « totalement dangereux ». Plusieurs compagnies aériennes, dont la turque Pegasus, ont annulé des vols ou fait demi-tour en plein vol, aggravant les perturbations dans les transports. Ces incidents illustrent la vulnérabilité des infrastructures russes face aux attaques ukrainiennes.

Ce que ça pourrait changer

Vladimir Poutine a reconnu que la Russie avait sous-estimé la capacité de l'Ukraine à cibler des infrastructures civiles et énergétiques, qualifiant ces attaques de « différentes » de ce que Moscou avait anticipé. Il a averti la population russe de « se préparer à tout », évoquant une possible pénurie durable de carburant. Poutine a également déclaré que la Russie riposterait « en miroir » aux frappes ukrainiennes, suggérant une escalade des tensions. Depuis 2022, l'armée russe cible délibérément des infrastructures civiles et énergétiques ukrainiennes dans le but de fragiliser le moral de la population et d'inciter Kiev à accepter un accord de paix défavorable. Ces déclarations pourraient servir à justifier une nouvelle escalade militaire en Ukraine.

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