Trois sorties en trois semaines : Sophie Adenot va commander une EVA 100 % féminine, une première
Le 1er septembre, l'astronaute française Sophie Adenot boucle sa troisième sortie dans l'espace en trois semaines. Cette fois avec l'Américaine Jessica Meir : deux femmes seules dans le vide, une première pour une Française..
Sophie Adenot, astronaute française de l'Agence spatiale européenne (ESA), va diriger une sortie extravéhiculaire (EVA) entièrement féminine. Cette mission, prévue en septembre 2026, marque une première historique dans l'exploration spatiale. Une EVA, ou ExtraVehicular Activity, désigne une sortie réalisée par un ou plusieurs astronautes hors de leur vaisseau spatial, souvent pour des réparations ou des expériences. Sophie Adenot sera accompagnée de deux autres astronautes féminines, dont l'identité n'a pas été révélée dans l'article. Cette sortie s'inscrit dans le cadre d'une série de trois EVA programmées sur trois semaines consécutives, une rareté dans l'histoire des missions spatiales. L'objectif principal reste la maintenance de la Station spatiale internationale (ISS), mais cette opération prend une dimension symbolique forte en mettant en lumière la parité dans un domaine encore largement dominé par les hommes.
Les sorties extravéhiculaires féminines ne sont pas une nouveauté : la première EVA 100 % féminine avait eu lieu en octobre 2019, avec les astronautes américaines Christina Koch et Jessica Meir. Cependant, ces sorties restent exceptionnelles. En 2026, Sophie Adenot devient la première Européenne à commander une telle mission, soulignant l'évolution progressive de la représentation féminine dans le secteur spatial. L'ESA, qui compte aujourd'hui 17 États membres, a fait de l'égalité des genres une priorité, avec pour objectif d'atteindre 40 % de femmes parmi ses astronautes d'ici 2030. Cette mission s'inscrit donc dans une dynamique plus large de diversification des profils dans l'espace, tout en démontrant la capacité opérationnelle des équipes féminines dans des environnements extrêmes.
Une sortie extravéhiculaire est une opération complexe qui nécessite une préparation minutieuse. Les astronautes doivent porter des combinaisons spatiales adaptées, conçues pour résister aux conditions hostiles de l'espace, comme les températures extrêmes ou les micrométéorites. La mission de Sophie Adenot inclut des tâches techniques précises, comme la réparation d'équipements ou l'installation de nouveaux instruments sur l'ISS. Sur le plan symbolique, cette première européenne renforce l'image d'une industrie spatiale plus inclusive. Elle envoie également un message fort aux jeunes filles intéressées par les sciences et l'ingénierie, montrant que les carrières spatiales ne sont pas réservées aux hommes. Enfin, cette opération s'ajoute à une série de trois EVA en trois semaines, une cadence rare qui témoigne de l'efficacité et de l'organisation des équipes spatiales.
L'*Agence spatiale européenne* (ESA) joue un rôle central dans cette mission. Créée en 1975, elle coordonne les efforts spatiaux de ses 22 États membres et mène des projets ambitieux, comme le programme *Artemis* de la NASA ou la mission *ExoMars* en collaboration avec Roscosmos. Sophie Adenot, sélectionnée comme astronaute en 2022 parmi plus de 22 500 candidats, incarne cette nouvelle génération d'explorateurs spatiaux. Son parcours illustre l'engagement de l'ESA en faveur de la parité, avec une politique active de recrutement et de formation des femmes. À l'horizon 2030, l'agence prévoit d'envoyer sa première femme sur la Lune dans le cadre du programme *Artemis*, renforçant ainsi son leadership dans l'exploration spatiale. Cette mission de 2026 constitue donc une étape clé vers cet objectif.

