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Si vos revenus dépassent ce nouveau seuil, vous allez payer l’impôt sur le revenu en 2027

Presse-Citron · mis à jour 6 oct.

Le nouveau barème d'imposition est connu..

Nouveau barème fiscal 2027

Le gouvernement a dévoilé le nouveau barème de l’impôt sur le revenu pour 2027, avec des seuils d’imposition relevés de 2,1 % par rapport à 2026. Cette hausse suit l’inflation mesurée en 2026 par l’Insee, une méthode appelée indexation qui permet d’ajuster les montants pour éviter que l’inflation n’augmente mécaniquement la charge fiscale des ménages. Les taux d’imposition restent identiques, mais les revenus déclenchant chaque tranche sont plus élevés. Par exemple, la première tranche à 0 % s’applique désormais jusqu’à 11 844 € (contre 11 600 € en 2026), et la tranche à 11 % commence à 11 845 € (au lieu de 11 601 €). Ce mécanisme vise à protéger le pouvoir d’achat des contribuables dont les salaires n’évoluent pas au rythme de l’inflation.

Tranches d'imposition détaillées

Le nouveau barème 2027 se compose de cinq tranches d’imposition, chacune correspondant à un taux et à un intervalle de revenus. La première tranche, à 0 %, concerne les revenus jusqu’à 11 844 €. La deuxième, à 11 %, s’applique entre 11 845 € et 30 200 €. La troisième, à 30 %, couvre les revenus de 30 201 € à 86 353 €. La quatrième, à 41 %, s’applique entre 86 354 € et 185 737 €. Enfin, la tranche la plus élevée, à 45 %, concerne les revenus supérieurs à 185 737 €. Ces seuils sont tous revalorisés de 2,1 % par rapport à 2026, ce qui signifie qu’un contribuable avec un revenu fixe paiera moins d’impôts, tandis qu’un salarié dont le salaire augmente plus vite que 2,1 % verra sa facture fiscale augmenter.

Impact sur les ménages

L’ajustement des seuils d’imposition en 2027 aura des effets variables selon la situation des contribuables. Pour les ménages dont les revenus stagnent ou progressent moins vite que l’inflation (2,1 %), l’impôt sur le revenu pourrait diminuer. Par exemple, un salarié payé autour du salaire médian français pourrait voir sa facture fiscale baisser d’environ 50 €. À l’inverse, un employé dont le salaire augmente plus rapidement que 2,1 % paiera davantage d’impôts. Ce mécanisme permet de neutraliser partiellement l’effet de l’inflation sur le pouvoir d’achat, mais ne réduit pas la pression fiscale globale pour ceux dont les revenus progressent fortement.

Perception des Français sur les impôts

Selon un baromètre du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) publié en novembre 2025, 78 % des Français estiment que le niveau général des impôts et des cotisations sociales est trop élevé. Seuls 19 % jugent ce niveau approprié. Cette perception varie selon les revenus : plus les revenus des sondés augmentent, plus ils trouvent la taxation excessive. Paradoxalement, 79 % des Français considèrent que payer ses impôts est un acte citoyen, et 45 % estiment que la fraude fiscale n’est jamais justifiée. Pourtant, une majorité de Français (49 %) pense qu’il est possible d’améliorer les services publics tout en réduisant la fiscalité, sans pour autant accepter une baisse des dépenses publiques.

Ce que ça pourrait changer

François Villeroy de Galhau, alors gouverneur de la Banque de France, a plaidé en 2025 pour une *stabilité fiscale*, critiquant les changements fréquents des règles d’imposition en France. Il a suggéré que les ajustements fiscaux ne devraient intervenir qu’une fois par législature et par impôt, afin de renforcer la confiance des contribuables et éviter l’incertitude économique. Selon lui, la France n’a ni les moyens de baisser les impôts ni ceux d’augmenter la fiscalité. Ce débat sur la stabilité des règles fiscales devrait resurgir lors des prochains débats budgétaires et de la campagne présidentielle de 2027.

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