NapseflowNapseflow
Géopolitique

Pourquoi la Chine mise sur l’open source dans la course à l’IA

Le Grand Continent · mis à jour il y a 2 j

Et comment Pékin pourrait s’en servir pour étendre son influence au sein du Sud global L’article Pourquoi la Chine mise sur l’open source dans la course à l’IA est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Création d'une communauté IA

La Chine a annoncé la création d'une communauté open source dédiée à l'intelligence artificielle (IA) au sein des BRICS, un groupe de cinq grandes économies émergentes (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Cette initiative a été présentée par le président chinois Xi Jinping lors du sommet des BRICS qui s'est tenu en Inde du 10 au 13 septembre 2026. L'objectif est de renforcer l'influence de la Chine et des pays du Sud global dans le domaine technologique mondial, en particulier face aux États-Unis. L'open source désigne des logiciels dont le code source est accessible à tous, permettant à chacun de l'utiliser, de le modifier et de le partager librement. Les BRICS représentent ensemble près de 40 % de la population mondiale et un quart du PIB mondial, ce qui donne à cette initiative un poids géopolitique et économique majeur.

Open source et IA

L'open source joue un rôle central dans le développement de l'IA, notamment depuis l'essor des modèles génératifs comme ceux utilisés par des outils comme ChatGPT. GitHub, une plateforme hébergeant plus de 90 % des logiciels open source dans le monde, illustre cette dynamique. Avant l'arrivée de l'IA générative, des pays comme l'Inde et le Brésil comptaient déjà parmi les plus grands marchés de développeurs au monde. Après le lancement de Copilot par GitHub en 2022, un outil d'aide au codage assisté par IA, ces pays ont rapidement adopté cette technologie, tout comme des entreprises locales. L'Indonésie est devenue la cible suivante en 2023. En 2025, GitHub comptait un nouveau développeur toutes les secondes, avec une forte croissance en Asie et en Amérique latine. L'IA générative a accéléré ces tendances en rendant les outils open source plus accessibles et performants.

Position de la Chine

Malgré son absence dans les classements de GitHub en 2025, la Chine n'est pas en retrait dans l'open source et l'IA. Son exclusion des données de GitHub s'explique par les restrictions d'accès à la plateforme imposées par les tensions technologiques avec les États-Unis. La Chine a donc développé ses propres alternatives, comme Gitee et GitCode, tout en continuant à contribuer activement à l'open source. Ses laboratoires d'IA publient régulièrement des modèles à code source ouvert. Contrairement aux idées reçues, la Chine n'est pas un acteur marginal : elle forme une part importante des talents en IA, notamment dans les écosystèmes occidentaux. Les données de GitHub, basées sur la localisation déclarée des utilisateurs, ne reflètent pas toujours la nationalité réelle des contributeurs.

Stratégie éducative chinoise

La Chine mise sur l'open source pour former une nouvelle génération de talents en IA, en combinant accès gratuit aux ressources et apprentissage collaboratif. Contrairement à son système éducatif traditionnel très sélectif, l'open source permet à des millions de développeurs chinois d'acquérir des compétences techniques sans frais ni examens. Cette approche a permis à la Chine de créer un vivier de talents bien plus large que celui formé par ses grandes écoles comme Tsinghua. Depuis plus de 20 ans, l'open source imprègne l'enseignement technique chinois, offrant une méthode égalitaire pour accéder à la technologie. Cette stratégie vise à exporter ce modèle vers les pays des BRICS, en leur proposant des formations et des séminaires spécialisés en IA, avec 5 000 places offertes aux pays en développement.

Ce que ça pourrait changer

La Chine cherche à étendre son influence technologique en promouvant une communauté open source des BRICS en IA, tout en exportant son modèle éducatif. Cette initiative s'inscrit dans un contexte de rivalité technologique avec les États-Unis, où les laboratoires américains d'IA se replient sur eux-mêmes, créant un vide que la Chine comble. En proposant une offre complète et ouverte, la Chine rend crédible son programme d'enseignement en IA pour les pays du Sud. Cette stratégie repose sur la croissance rapide des populations de développeurs en Inde, au Brésil et en Indonésie, qui pourraient former un écosystème technologique majeur d'ici la prochaine décennie. L'objectif n'est pas seulement d'exporter des technologies, mais de créer des capacités locales d'innovation.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.