NapseflowNapseflow
Généraliste

La LNH, le hockey canadien et le malaise Amazon

ICI Radio-Canada · mis à jour 5 sept.

Ça commence à être cher — et politiquement compliqué — d’être un amateur de hockey, écrit Martin Leclerc..

Nouveaux droits TV

La Ligue nationale de hockey (LNH) a finalisé un accord complexe pour la diffusion de ses matchs au Canada, cinq mois après les premières annonces. Rogers Communications et Québecor ont signé un contrat de sous-licence de 12 ans, permettant à TVA Sports de diffuser 32 matchs du Canadien de Montréal par saison, ainsi que les matchs des séries éliminatoires. TVA Sports s’ajoute à l’écosystème de Québecor, incluant la plateforme illico+, ce qui signifie que certains matchs nécessiteront un abonnement supplémentaire. Parallèlement, Amazon a obtenu les droits de diffusion de 7 matchs de saison régulier du Canadien, toujours le mercredi soir, ainsi que certaines séries éliminatoires. Ces matchs seront disponibles en français et en anglais. Cette répartition des droits marque la fin de Hockey Night in Canada, une émission historique diffusée par la CBC depuis 1952, qui ne sera plus accessible sur une chaîne généraliste au Canada pour la saison 2026-2027.

Coûts et abonnements

Les amateurs de hockey doivent désormais composer avec une augmentation significative des coûts d’abonnement pour suivre leur équipe. Pour accéder à tous les matchs du Canadien, un partisan devra payer entre 206 $ et 230 $ par année pour une chaîne en diffusion en continu comme RDS ou TVA Sports. S’il souhaite également voir les 7 matchs diffusés par Amazon, il devra souscrire à un abonnement Amazon Prime, facturé 11,49 $ par mois (soit environ 138 $ de plus par année). Cette hausse s’ajoute à un contexte économique déjà tendu, où le coût de la vie augmente et où les familles doivent souvent ajuster leur budget. Les négociations ont été longues, reflétant la complexité des enjeux financiers et politiques liés à la diffusion du hockey au Canada.

Amazon s’immisce

Le géant américain Amazon, fondé par Jeff Bezos, un partisan de Donald Trump, s’invite dans la diffusion du hockey canadien, un sport considéré comme un pilier culturel au Canada. Cette présence soulève des questions sur le patriotisme des amateurs de hockey, surtout dans un contexte où les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis sont tendues. Amazon a déjà fermé sept entrepôts au Québec en 2025, supprimant 1 700 emplois, en réponse à une campagne de syndicalisation. Cette décision a nui à la réputation du géant aux yeux des Québécois. De plus, les critiques de l’administration Trump envers le Canada ajoutent une dimension politique à ce dilemme pour les partisans du Canadien, qui doivent choisir entre leur passion pour le hockey et leurs valeurs économiques ou politiques.

Ce que ça pourrait changer

Au Canada anglais, les amateurs de hockey font face à un dilemme similaire, avec des enjeux supplémentaires liés à la perte de figures emblématiques du commentaire sportif. Les contrats de deux grandes personnalités de Sportsnet, Elliotte Friedman et Kevin Bieksa, sont arrivés à échéance fin août 2026, et des rumeurs indiquent qu’ils pourraient rejoindre Amazon pour commenter les matchs du mercredi soir. De plus, Kelly Hrudey, analyste de *Hockey Night in Canada* pendant 28 ans, et Jennifer Botterill, ne feront plus partie de l’équipe de commentateurs pour la saison 2026-2027. Ces changements pourraient transformer durablement l’expérience de visionnage, notamment pour les matchs du samedi soir, traditionnellement les plus regardés. La saison 2026-2027 s’annonce donc comme une période de transition majeure pour la diffusion du hockey au Canada.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.