Panique en Malaisie face “au mystère des piranhas du barrage de Klau”
Fin août, puis à nouveau mi-septembre, des pêcheurs malaisiens ont pris des poissons qui ressemblent étrangement à des piranhas à ventre rouge. Les images ont provoqué une vague de panique sur les réseaux sociaux, même si les experts qui n’ont pu examiner les spécimens ne confirment pas..
Fin août 2026, puis mi-septembre 2026, des pêcheurs malaisiens ont capturé des poissons ressemblant à des piranhas à ventre rouge dans le réservoir du barrage de Klau, situé à Pahang, à environ 100 kilomètres au nord-est de Kuala Lumpur, la capitale malaisienne. Les images de ces prises ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une vague d’inquiétude parmi la population locale. Les autorités malaisiennes, notamment le Département des pêches, ont ouvert une enquête pour déterminer si ces poissons, non indigènes, avaient été introduits dans les eaux du pays. Aucune confirmation officielle n’a encore été apportée quant à la nature exacte de ces poissons, les experts n’ayant pu les examiner directement, se basant uniquement sur des photos et vidéos.
Les poissons capturés présentent des caractéristiques similaires à celles des piranhas ou des pacus à ventre rouge, deux espèces originaires d’Amazonie. Les piranhas sont connus pour leurs dents acérées et leur réputation de prédateurs agressifs, souvent amplifiée par les films d’horreur. Les pacus, en revanche, sont des poissons herbivores ou omnivores, moins redoutables pour l’homme. Les experts soulignent que sans un examen physique du spécimen, il est impossible de trancher entre les deux espèces. Le Département des pêches de Malaisie a publié une affiche sur les réseaux sociaux pour aider les pêcheurs à identifier ces poissons et à signaler toute nouvelle capture.
Le directeur du Département des pêches, Adnan Hussain, a appelé la population à ne pas céder à la panique, affirmant qu’il n’y avait pas de preuve d’une colonie de piranhas dans la région. Il a précisé que des mesures de surveillance supplémentaires seraient mises en place pour détecter d’éventuels nouveaux spécimens et prendre les actions appropriées. Malgré ces assurances, la découverte d’un deuxième poisson suspect le 17 septembre 2026 a ravivé les craintes, alimentant des spéculations sur un éventuel danger pour les humains, notamment pour les enfants. Les autorités maintiennent que le risque pour les humains reste faible, ces poissons évitant généralement les interactions avec l’homme.
Intan Faraha A. Ghani, maître de conférences à l’Universiti Selangor Malaysia, a expliqué que si la présence de piranhas était confirmée, la principale préoccupation serait écologique plutôt que humaine. Ces poissons pourraient menacer les espèces locales en perturbant les écosystèmes aquatiques. Les piranhas sont rarement aussi agressifs que leur réputation le suggère, mais leur introduction dans un nouvel environnement pourrait avoir des conséquences imprévisibles. Les autorités malaisiennes insistent sur la nécessité de captures supplémentaires et d’analyses approfondies pour résoudre ce mystère. En attendant, le mystère des piranhas du barrage de Klau reste entier, faute de preuves tangibles.
L’affaire a été largement médiatisée par des médias locaux comme le *Straits Times*, le *Malay Mail*, *The Star* et *Vanakkam Malaysia*, qui ont relayé les captures et les réactions des autorités. Les réseaux sociaux ont joué un rôle clé dans la diffusion des images et l’amplification des craintes. Les autorités malaisiennes ont tenté de calmer le jeu en rappelant que les *piranhas* ne représentent pas une menace immédiate pour les humains, tout en promettant une surveillance accrue. Cette situation illustre la manière dont une rumeur ou une découverte isolée peut rapidement prendre de l’ampleur dans l’espace public, même en l’absence de preuves définitives.

