Des galaxies déchirées, explosées par des trous noirs et renaissant sous forme d'étoiles : le télescope spatial Chandra de la Nasa révèle de nouvelles images galactiques
Les galaxies ne sont pas des îles paisibles et immuables. Certaines se font arracher leur gaz, d'autres sont secouées par le trou noir géant tapi en leur cœur, d'autres flambent en pouponnières d'étoiles.
Le télescope spatial Chandra de la NASA a révélé de nouvelles images de galaxies capturées dans des états extrêmes. Ces clichés, obtenus grâce à des observations en rayons X, montrent des phénomènes violents comme des galaxies déchirées ou des trous noirs supermassifs en action. Chandra, lancé en 1999, est spécialisé dans la détection des émissions de rayons X, invisibles à l'œil nu mais révélateurs de processus énergétiques intenses, comme ceux générés par des trous noirs ou des explosions d'étoiles. Ces images offrent un aperçu rare des mécanismes qui façonnent l'univers, souvent invisibles avec les télescopes optiques classiques.
Les nouvelles images montrent des galaxies dont la structure est profondément altérée par des trous noirs supermassifs situés en leur centre. Ces trous noirs, des objets célestes si denses que leur gravité empêche même la lumière de s'échapper, émettent des jets de particules et de rayonnements extrêmement puissants. Ces jets, en percutant la matière environnante, peuvent littéralement déchirer les galaxies, dispersant leur gaz et leurs étoiles sur des distances colossales. Ces phénomènes, appelés noyaux actifs de galaxies (ou AGN), sont parmi les plus énergétiques de l'univers.
Contrairement à l'idée d'une destruction totale, les observations de Chandra révèlent que ces explosions et déchirures galactiques peuvent aussi donner naissance à de nouvelles étoiles. Lorsque les jets de particules et les ondes de choc des trous noirs compriment le gaz interstellaire, ils déclenchent des processus de condensation qui mènent à la formation d'étoiles. Ce cycle de destruction et de renaissance illustre la dynamique complexe des galaxies, où la mort d'une génération d'étoiles alimente la naissance de la suivante. Ces mécanismes sont étudiés pour comprendre l'évolution des galaxies sur des milliards d'années.
Le télescope spatial Chandra, développé par la NASA, est l'un des observatoires les plus puissants pour étudier l'univers en rayons X. Contrairement aux télescopes optiques qui captent la lumière visible, Chandra détecte les émissions de haute énergie, comme celles produites par des gaz chauffés à des millions de degrés ou des trous noirs. Ces observations permettent aux astronomes de cartographier la distribution de la matière dans l'univers, d'étudier les trous noirs et de comprendre les mécanismes de formation des étoiles. Lancé en 1999, il reste en service en 2026, fournissant des données essentielles pour la recherche astrophysique.
Les nouvelles images capturées par *Chandra* sont précieuses pour les scientifiques car elles offrent des preuves visuelles de phénomènes jusqu'alors difficiles à observer. Elles permettent de tester des théories sur l'évolution des galaxies et le rôle des trous noirs dans leur cycle de vie. Ces données aident aussi à affiner les modèles cosmologiques, qui décrivent la structure et l'histoire de l'univers. En combinant ces observations avec d'autres télescopes, comme *Hubble* ou *James Webb*, les chercheurs peuvent obtenir une vision plus complète des processus en jeu dans les galaxies lointaines.

