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Pour affronter l’hiver, Montréal mettra en place neuf haltes-chaleur pour les itinérants

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 28 j

Le plan prévoit la mise en place de neuf nouvelles haltes-chaleur ouvertes en tout temps..

Haltes-chaleur prévues

La Ville de Montréal a annoncé la création de neuf haltes-chaleur pour l’hiver 2026-2027, destinées aux personnes en situation d’itinérance. Ces espaces chauffés visent à leur offrir un refuge contre le froid extrême de la saison hivernale. La mairesse Soraya Martinez Ferrada a souligné l’importance d’un financement stable pour ces infrastructures, estimé à 60 millions de dollars canadiens sur trois ans. Elle a insisté sur la nécessité d’un engagement clair du gouvernement provincial pour éviter les retards dans la mise en œuvre du projet. Les haltes seront réparties dans sept arrondissements, dont Rosemont–La Petite-Patrie, Ville-Marie et Verdun, afin de couvrir différentes zones de la ville.

500 places d’hébergement

Le plan prévoit la création de 500 nouvelles places d’hébergement d’urgence et de transition dès novembre 2026, portant le total à environ 3 000 places disponibles. Parmi ces places, 350 lits seront ajoutés pour réduire progressivement l’utilisation de chaises comme solution de couchage. Ces hébergements s’inscrivent dans une volonté de stabilité, avec des haltes ouvertes en permanence. L’objectif est d’assurer une continuité dans l’accompagnement social des personnes itinérantes et de favoriser une meilleure cohabitation avec les résidents des quartiers concernés. La mairie insiste sur l’importance de ces services pour éviter des situations tragiques comme celles observées l’hiver précédent.

Financement et accompagnement

Le financement des haltes-chaleur et des services associés repose sur une collaboration entre la Ville de Montréal et le gouvernement provincial. La mairie demande un financement prévisible et durable pour maintenir les équipes d’intervenants et assurer la continuité des services. Ces services incluent un soutien social adapté, essentiel pour aider les personnes itinérantes à retrouver une stabilité. Le coût opérationnel total s’élève à 60 millions de dollars sur trois ans, incluant les services d’accompagnement. La mairesse a exprimé sa confiance dans le nouveau gouvernement élu pour garantir ces ressources, évitant ainsi les retards habituels liés aux négociations budgétaires.

Crise d’itinérance prioritaire

La crise de l’itinérance est devenue un enjeu central de la récente campagne électorale québécoise. Plusieurs événements tragiques, comme la mort de deux personnes en situation d’itinérance en mars 2026 ou la découverte d’un bébé dans un campement à Montréal, ont marqué les esprits. Ces incidents ont poussé les partis politiques à s’engager davantage sur ce dossier. Le premier ministre élu, Paul St-Pierre Plamondon, a réaffirmé sa volonté de faire de l’itinérance une priorité absolue, promettant de réduire ce phénomène de moitié d’ici 2030. Pour y parvenir, son parti propose un investissement de 600 millions de dollars dans des programmes sociaux et 400 millions dans le logement.

Ce que ça pourrait changer

Le Parti québécois (PQ), dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, s’est engagé à organiser un sommet sur l’itinérance, comme d’autres formations politiques. Lors de son premier discours en tant que premier ministre élu, il a rappelé cet engagement et annoncé des mesures immédiates pour débloquer les fonds nécessaires. Cette approche s’inscrit dans une volonté de coordination entre les différents niveaux de gouvernement. L’ancienne première ministre **Pauline Marois** avait également appelé à une action coordonnée en mai 2026, soulignant la nécessité d’une approche globale incluant prévention, logement, accompagnement et soins adaptés. Ces déclarations reflètent une prise de conscience accrue de la gravité de la situation.

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