L’agence spatiale japonaise va lancer une sonde pour comprendre les mystères d’une lune martienne
Vers 21 heures, heure de Paris, l’agence nippone lancera une sonde depuis l’île de Tanegashima, dans le sud de l’archipel. Objectif : rapporter sur Terre 10 grammes d’échantillons de la lune martienne Phobos pour mieux comprendre la formation de celle-ci et l’origine de la vie..
L’agence spatiale japonaise Jaxa (Japan Aerospace eXploration Agency) prépare le lancement d’une sonde spatiale nommée MMX (Martian Moons eXploration), dont le décollage est prévu le 20 octobre 2026 à 4 heures du matin (heure locale japonaise), soit le 19 octobre 2026 à 21 heures à Paris. Cette mission a pour objectif principal de rapporter sur Terre des échantillons de la lune martienne Phobos, afin d’étudier sa formation et de mieux comprendre l’origine de la vie dans le système solaire. Le voyage aller-retour devrait durer cinq ans, avec un retour sur Terre programmé en 2031. L’enjeu est majeur, car Phobos n’a jamais été exploré scientifiquement jusqu’à présent.
Phobos est le plus grand des deux satellites naturels de la planète Mars, découvert en 1877. Sa forme irrégulière, souvent comparée à une pomme de terre, et sa surface criblée de cratères en font un objet céleste énigmatique. Situé à environ 6 000 kilomètres d’altitude au-dessus de Mars, il orbite à une distance bien plus proche que la plupart des lunes du système solaire. Les scientifiques ignorent encore comment Phobos s’est formé et quelle est sa composition exacte. Une hypothèse suggère qu’il pourrait être un astéroïde capturé par la gravité de Mars. Son étude pourrait également servir de base intermédiaire pour de futures missions habitées vers Mars, ce qui ajoute à son intérêt stratégique.
La mission MMX vise à collecter 10 grammes de sable et de poussière à la surface de Phobos. Ces échantillons pourraient révéler des indices sur la formation de cette lune et, plus largement, sur l’histoire du système solaire. En analysant sa composition minérale et organique, les chercheurs espèrent percer le mystère de son origine : est-il un morceau de Mars éjecté lors d’un impact, ou un astéroïde capturé par la planète rouge ? Ces données pourraient aussi éclairer la question de l’apparition de la vie dans l’univers. Le projet est mené par la Jaxa, avec une forte implication des médias japonais comme le Asahi Shimbun et le Nihon Keizai Shimbun, qui soulignent l’importance de cette mission pour la communauté scientifique internationale.
Le lancement de la sonde MMX sera effectué depuis l’île de Tanegashima, située dans le sud du Japon, à l’aide d’un lanceur spatial nommé H3. Ce dernier transporte un astromobile baptisé Idefix, conçu pour atterrir sur Phobos et prélever les échantillons. La mission représente un défi technologique majeur en raison de la distance, de la faible gravité de Phobos et des conditions extrêmes de l’espace. La Jaxa a souligné la responsabilité importante qui pèse sur cette mission, qualifiée de « première mondiale » par certains responsables. Le succès de l’opération pourrait renforcer la position du Japon dans la course spatiale internationale, notamment face à des concurrents comme la Chine, qui développe également des missions vers Mars.
Le décollage de la sonde est prévu pour le 20 octobre 2026, avec un retour sur Terre attendu en **2031**. Le voyage aller-retour prendra donc cinq ans, incluant une phase d’exploration et de collecte sur Phobos. Une fois les échantillons récupérés, la sonde entamera son voyage de retour vers la Terre. Les scientifiques japonais estiment que l’analyse de ces prélèvements pourrait prendre plusieurs années après leur arrivée. Cette mission s’inscrit dans une stratégie plus large d’exploration du système martien, avec des retombées potentielles pour les futures missions habitées vers Mars.

