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Éric Duhaime «perd son temps» à s’acharner sur le tramway, selon Bruno Marchand

Le Devoir · mis à jour il y a 29 j

Le Parti conservateur et ses 19 députés ne pourront pas arrêter le réseau structurant, croit le maire de Québec..

Conflit politique tramway

Le maire de Québec, Bruno Marchand, accuse Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, de s’acharner sans succès contre le projet de tramway. Selon Marchand, les 19 députés conservateurs ne peuvent bloquer le réseau structurant, car les autres partis politiques (Parti québécois, Québec solidaire, Parti libéral) soutiennent le projet. Le tramway est présenté comme un dossier prioritaire pour la majorité des parlementaires, rendant l’opposition conservatrice minoritaire et inefficace. Marchand souligne que même si le Parti conservateur a remporté 8 des 11 circonscriptions de la Capitale-Nationale lors des dernières élections, cela ne représente que 36 % des voix, ce qui, selon lui, invalide l’argument d’un mandat populaire contre le tramway.

Coût et incertitudes

Éric Duhaime critique le coût du tramway, estimé à 7,6 milliards de dollars, en soulignant que le montant final reste inconnu. Il mentionne que Bruno Marchand aurait autrefois évoqué une limite de 10 milliards de dollars au-delà de laquelle il serait contre le projet. Marchand a répondu qu’il n’a jamais fixé de plafond précis, mais qu’il refuse un projet à n’importe quel prix. Le gouvernement doit encore recevoir le plan d’affaires détaillé par CDPQ Infra, une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec, et signer une entente de réalisation d’ici juillet 2025 pour valider définitivement le projet. Le chantier, prévu pour une livraison en 2033, est déjà en cours avec des travaux préparatoires comme la construction d’un tunnel entre la haute-ville et la basse-ville.

Arguments des opposants

Les opposants au tramway, incluant le Parti conservateur et le parti municipal Respect Citoyens, avancent plusieurs arguments contre le projet. Parmi eux figurent les craintes de dépassements de coûts, l’impact environnemental (comme la coupe d’arbres), la défiguration du paysage urbain, et une opposition à ce qu’ils perçoivent comme une « guerre à l’auto ». Certains craignent aussi que le tramway ne soit pas efficace pour le transport en commun. Ces critiques ont été amplifiées pendant la campagne électorale, où le Parti conservateur a présenté le tramway comme un symbole de gaspillage. Cependant, Marchand rejette ces arguments en les qualifiant de non-constructifs et de simples stratégies pour mobiliser les partisans.

Avancement du projet

Malgré les oppositions, le chantier du tramway avance rapidement. Les travaux préparatoires incluent le doublement des réseaux souterrains et la construction de ponts pour faciliter le passage du tramway. Certaines rues, comme Dorchester et la Couronne dans le quartier Saint-Roch, sont déjà modifiées pour s’adapter au nouveau tracé. Les excavatrices creusent activement, et les premiers essais de circulation du tramway pourraient avoir lieu prochainement. Bruno Marchand souligne que le projet est irréversible à ce stade, et que les appels à l’abandon relèvent d’une stratégie politique plutôt que d’une analyse technique ou économique.

Ce que ça pourrait changer

CDPQ Infra, une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec, est chargée de la réalisation du tramway. Cette entreprise publique a été mandatée par le gouvernement pour concevoir, financer et construire le réseau structurant. Son plan d’affaires, encore en cours de finalisation, doit être présenté au gouvernement avant que celui-ci ne signe l’entente de réalisation. CDPQ Infra est responsable de la coordination des consortiums sélectionnés pour mener à bien le chantier jusqu’à sa livraison prévue en 2033. Le gouvernement du Québec, dirigé par le Parti québécois, soutient ce projet, tout comme Québec solidaire et, potentiellement, les libéraux.

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