NapseflowNapseflow
Environnement

La biodiversité a aussi sa COP, on vous explique pourquoi c'est important

Reporterre · mis à jour il y a 18 j

Protéger les terres et les océans, restaurer les écosystèmes dégradés, sortir des pesticides... La COP17 biodiversité s'ouvre le 19 octobre en Arménie afin de freiner l'effondrement du vivant.

Qu'est-ce que la COP17

La COP17 désigne la 17ᵉ Conférence des Parties (Conference Of the Parties) sur la biodiversité, un rendez-vous international organisé sous l'égide de la Convention sur la diversité biologique (CDB). Cette convention, adoptée en 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, est un traité international visant à protéger la variété des formes de vie sur Terre, qu'il s'agisse des espèces animales, végétales ou des écosystèmes. La COP17 se tient en Arménie en 2024 et rassemble les 196 pays signataires de la CDB. L'objectif principal de cette conférence est de définir des engagements concrets pour enrayer la perte de biodiversité, un phénomène aussi alarmant que le changement climatique. Contrairement à la COP28 sur le climat, qui se concentre sur les émissions de gaz à effet de serre, la COP17 aborde spécifiquement la protection des espèces et des habitats naturels.

Pourquoi c'est crucial

La biodiversité est essentielle à la survie humaine, car elle fournit des services écosystémiques indispensables : pollinisation des cultures, purification de l'eau, régulation du climat ou encore production d'oxygène. Pourtant, elle est menacée par des facteurs comme la déforestation, la pollution, le changement climatique ou l'agriculture intensive. Selon l'ONU, un million d'espèces sont aujourd'hui en danger d'extinction, un rythme sans précédent dans l'histoire de l'humanité. La COP17 vise à inverser cette tendance en adoptant des mesures contraignantes ou volontaires pour protéger les écosystèmes. Par exemple, elle pourrait proposer des objectifs chiffrés pour restaurer 30 % des terres et des mers dégradées d'ici 2030, comme le suggère le Cadre mondial pour la biodiversité adopté en 2022. Sans action forte, les conséquences pourraient être dramatiques : effondrement des chaînes alimentaires, crises sanitaires ou économiques.

Les enjeux politiques

Les négociations lors de la COP17 sont complexes, car elles opposent souvent des intérêts économiques et écologiques. Les pays du Sud, riches en biodiversité mais souvent en développement, réclament des financements pour protéger leurs écosystèmes, tandis que les pays industrialisés, principaux responsables des émissions de CO₂, sont pressés d'agir. Par exemple, l'Union européenne a proposé un fonds de 10 milliards d'euros par an pour soutenir les pays en voie de développement dans leurs efforts de conservation. Cependant, ces propositions se heurtent à des résistances, notamment de la part des secteurs agricoles ou industriels, qui craignent des restrictions. La COP17 doit donc trouver un équilibre entre protection de la nature et développement économique, un défi majeur pour les 2 500 délégués attendus.

Les attentes en Arménie

L'Arménie, pays hôte de la COP17, est un choix symbolique : ce petit État du Caucase abrite une biodiversité unique, avec plus de 3 500 espèces de plantes et 17 000 espèces animales, dont certaines endémiques. La conférence doit mettre en lumière les défis spécifiques des régions montagneuses et des écosystèmes fragiles. L'Arménie espère aussi attirer l'attention sur les menaces pesant sur sa biodiversité, comme la désertification ou la pollution des sols. Lors de la COP17, des discussions porteront sur la création de zones protégées, la lutte contre le braconnage ou encore la promotion d'une agriculture durable. L'objectif est de montrer que la protection de la biodiversité peut aussi être un levier de développement local, notamment pour les communautés rurales.

Ce que ça pourrait changer

Les attentes autour de la *COP17* sont élevées, mais les résultats restent incertains. Les observateurs s'attendent à ce que la conférence aboutisse à un *Cadre mondial pour la biodiversité* révisé, avec des objectifs plus ambitieux que ceux adoptés en 2022. Parmi les pistes évoquées, on trouve l'extension des aires protégées à 30 % des terres et des mers, la réduction des pesticides de 50 % d'ici 2030 ou encore la fin des subventions néfastes à la biodiversité. Cependant, comme pour les *COP* climatiques, les engagements pris ne seront pas toujours contraignants. La *COP17* devra aussi aborder la question du financement, avec des promesses de fonds supplémentaires pour les pays du Sud. Enfin, elle pourrait lancer des initiatives symboliques, comme la protection d'espèces emblématiques ou la création de corridors écologiques transfrontaliers.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.