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Une auto électrique à moins de 30 000 $? Voici les modèles chinois attendus au Canada

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 15 j

BYD, Geely, Dongfeng : ces fabricants chinois pourraient faire baisser le prix des véhicules électriques ici..

Arrivée des VE chinois

Plusieurs constructeurs automobiles chinois prévoient s'implanter au Canada dans les prochaines années, profitant d'un accord commercial entre le gouvernement canadien et la Chine. Parmi ces entreprises, on trouve BYD, Dongfeng, Geely et Omoda-Jaecoo. BYD recrute déjà du personnel en Ontario et a été approuvé comme importateur par Transports Canada, tandis que Dongfeng a présenté des modèles à Montréal en juillet 2026. Geely a annoncé un lancement pour 2027, et Omoda-Jaecoo a déjà un site web dédié au marché canadien. Ces constructeurs pourraient proposer des véhicules électriques (VE) à moins de 30 000 $, comme la citadine BYD Seagull, dont le prix estimé est inférieur à ce montant. L'accord Canada-Chine prévoit que la part des VE chinois importés à moins de 35 000 $ passera de 10 % en 2025 à plus de 50 % d'ici cinq ans.

Modèles et prix estimés

Les constructeurs chinois proposent une gamme de véhicules électriques avec des prix et autonomies variés. Par exemple, la BYD Seagull, une citadine, offre une autonomie de 305 km pour un prix estimé à moins de 30 000 $. La BYD Atto 3, un VUS compact, propose entre 350 et 450 km d'autonomie pour moins de 40 000 $. La BYD Seal U, un VUS intermédiaire, affiche 500 km d'autonomie pour moins de 50 000 $. Dongfeng propose le BOX 01EV, un VUS compact avec 300 km d'autonomie pour moins de 30 000 $. Geely offre la EX2, une citadine avec 300 à 350 km d'autonomie pour environ 30 000 $. Ces prix sont des estimations et pourraient varier selon les ajustements des constructeurs pour le marché canadien. Aucun modèle n'a encore été officiellement confirmé pour le Canada.

Avantages et limites

Les VE chinois sont souvent moins chers que les modèles équivalents nord-américains, mais leur autonomie est généralement inférieure. Par exemple, un VE chinois pourrait offrir 300 km d'autonomie contre 400 km pour un modèle local de même catégorie. Les véhicules chinois se distinguent par des intérieurs plus luxueux, équipés de nombreux écrans, et un espace accru pour les passagers arrière, mais un coffre souvent plus petit. Ils sont aussi perçus comme technologiquement plus avancés que les modèles locaux. Cependant, les acheteurs canadiens ne pourront pas bénéficier de la subvention fédérale de 5 000 $ pour les VE, bien que des incitatifs provinciaux, comme ceux du Québec, puissent s'appliquer. Les experts soulignent que les constructeurs chinois pourraient privilégier des modèles haut de gamme pour maximiser leurs profits au Canada.

Qualité et adaptation climatique

Les experts s'accordent à dire que les VE chinois offrent une bonne qualité de construction et sont adaptés aux conditions hivernales. Yan Cimon, professeur à l'Université Laval, affirme que ces véhicules sont généralement de bonne qualité et parfois plus évolués technologiquement que les modèles nord-américains. Daniel Breton, PDG de Mobilité électrique Canada, confirme que les VE chinois, comme les BYD e6 utilisés comme taxis à Montréal depuis 2019, résistent bien aux hivers canadiens. Il souligne aussi que des VE chinois circulent en Norvège depuis des années, où les conditions hivernales sont similaires. Cette adaptation climatique est un argument en faveur de leur adoption au Canada.

Enjeux et défis

L'arrivée des VE chinois soulève plusieurs questions, notamment celle de la protection des données personnelles. Les véhicules connectés collectent des informations via les smartphones des utilisateurs, ce qui pose des risques de surveillance. Le premier ministre ontarien, Doug Ford, a évoqué ce problème, soulignant que les données pourraient être écoutées. Robert Drolet de l'Association des véhicules électriques du Québec (AVÉQ) recommande que ces données soient stockées sur des serveurs canadiens avec des mécanismes de contrôle stricts. Un autre défi concerne la compatibilité des prises de recharge : Transports Canada doit bientôt préciser si les VE chinois devront utiliser le connecteur nord-américain NACS. Enfin, les experts anticipent une baisse des prix des VE au Canada grâce à cette concurrence accrue, ce qui pourrait bénéficier aux jeunes et aux ménages cherchant un deuxième véhicule.

Ce que ça pourrait changer

Les constructeurs chinois devraient commencer à vendre leurs VE au Canada d'ici la fin de l'année 2026, en commençant par la Colombie-Britannique, où les véhicules électriques sont déjà populaires. La région de Toronto, avec son grand bassin de consommateurs, sera probablement ciblée en premier, avec l'ouverture de concessionnaires. Le Québec pourrait devoir attendre jusqu'en 2027 pour voir arriver ces véhicules. Transports Canada limite à 49 000 le nombre de VE chinois importés annuellement avec un tarif douanier réduit de 6,1 %, selon l'accord Canada-Chine. Jusqu'à présent, la plupart des VE importés dans ce cadre étaient des Tesla modèle 3 assemblées en Chine, vendues à plus de 40 000 $.

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